10 mars 2013

Je reprends mon poids en main

Il y a peu de temps, je vous avais publié un article où je disais que je passerais par-dessus les régimes, que de toute façon j’aime trop manger, on vit qu’une fois, bla bla bla. Pourtant, aujourd’hui, j’ai un peu retourné ma veste (oui bon ça va hein, y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis comme on dit). Non pas que je me donne pour but de rentrer dans un 36 d’ici deux mois, no way, mais il faut que je regarde la vérité en face : je suis hyper mal dans ma peau. Depuis quelques temps, je me sens toujours fatiguée, je me traîne, je n’ai plus envie de rien faire, je ne me sens plus attirante, je suis vraiment peu sûre de moi… J’ai cherché la cause, je pensais que cet état de larve était dû aux tensions au travail (même si ça joue aussi), mais voilà je pense que ce n’est qu’une partie du problème.

Je me suis pris plusieurs coups au moral, genre quand j’ai voulu enfiler la mini-jupe que j’avais achetée deux tailles trop grandes il y a quelques années et que maintenant j’ai tellement épaissi qu’elle me fait une ceinture. Prise de conscience douloureuse, j’ai beau éviter ma balance et mon mètre (je n’en ai pas d’ailleurs), je n’en ai pas moins grossi pour autant. Et ça ne me va pas. Je n’aspire pas à devenir maigre mais le fait que ma taille n’est presque plus dessinée par exemple, ça me complexe à mort. Puis mon visage est devenu rondouillet (qui doit expliquer que récemment on m’a plusieurs fois demandé ma carte d’identité pour me servir une bière par exemple alors que je frôle les 25 ans) et je n’ose pas regarder vers le bas de peur de voir mon double menton pointer.

Alors franchement, oui, j’aimerais toujours manger, oui, je reviendrais toujours avec 3 kilos de plus de mes vacances en all-in, mais bon, ce n’est pas au nom de l’épicurisme qu’il faut que je me laisse complètement aller. J’ai baissé les bras, longtemps, me cachant derrière le fait que je n’ai aucune volonté (en atteste mon placard rempli de 17 crèmes pour le visage), mais à un moment, le poids, ça devient aussi un problème de santé, et mieux vaut s’y attaquer tant que les dégâts sont remédiables que quand j’aurais 25 kilos à perdre.

J’ai donc commencé à faire ce que j’avais dit que je ne ferais plus jamais : j’ai pris un tableau de calories, et j’ai calculé ce que je mangeais sur une journée. Et je me suis rendu compte que certains jours, je culminais à 3 000 calories. Oui oui. Sachant qu’une femme adulte doit manger 2 000 calories environ par jour, je me dis qu’EN FAIT, j’ai un super système qui brûle à fond de balle non ? Deuxième uppercut de conscience, bon, j’exagère vraiment. Alors j’ai calculé pendant quelques jours (J’avoue, j’ai encore abandonné parce que le livre est vraiment mal fait et c’est pas pratique, il faudrait que j’engage quelqu’un pour le faire à ma place. Oui je sais ça s’appelle un diététicien.) et grâce à ma petite balance de cuisine, je me suis rendu compte que je mangeais + de 100 gr de céréales (150… voire plus ?) le matin alors qu’une portion vaut 30 gr. J’ai donc réduit progressivement à 40 gr pour l’instant. Et je me rends compte que je n’ai pas plus vite faim en mangeant 3x moins de céréales le matin ! Puis je me suis attaquée aux féculents, parce que oui, j’aime bien manger du pain et des pâtes, ça semble tout léger, mais en lisant les calories sur les paquets, je me rends compte que j’ingurgite beaucoup trop de calories venant des féculents. Et là pareil, en pesant et en respectant des quantités plus « normales », je ne meurs pas de faim. Alors en fin de compte, je pense que je n’arrive pas à distinguer « faim », et « envie de manger » et que je ne sens pas quand j’atteins la satiété, donc je suis condamnée à me balader avec ma balance pour me servir des portions correctes.


Alors, non, je ne vais pas non plus me laisser miner par ce « régime », il y a des jours où je sais que je vais être dans le rouge, et là je me fais plaisir (une Belge qui ne pourrait pas manger sa ration de frites, ce serait vraiment cruel), je ne commande pas de salade verte quand je vais au restaurant (de toute façon je n’y suis pas tous les weekends ni même tous les mois), je continue à manger mon petit dessert sucré après le repas (même si je réduis bien mes rations aussi), et j’espère que je tiendrais sur le long terme…

Ah oui, j’ai également commencé une cure au jus de bouleau avec l’élixir de boulot Weleda, qui ne peut pas faire de tort après ces longs mois à malbouffer, et je me prépare des desserts cale faim grâce à l’agar-agar. En test actuellement…



Mon gros problème aussi, c’est qu’il y a deux ans, je pratiquais 5 à 6 heures de danse par semaine sur plusieurs jours, alors qu’aujourd’hui je ne pratique plus que deux heures un jour, et un 1h30 de danse classique un autre jour. J’ai donc décidé de me bouger en dehors de ces soirées-là. Comme je sais que si je devais sortir j’abandonnerais (parce que aucune solution proche de la maison ou du boulot ne m’arrange), je me débrouille à la maison. Je m’offre des séances de Just Dance (faites à fond, les chorégraphies font bien suer quand même !), j’enregistre l’émission Fit Tonic qui passe à 6h30 du matin et je me fais au moins une séance le weekend, et j’ai repris le yoga ashtanga parce que je me sens vraiment rouillée et que je perds toute ma souplesse. Résultat, après quelques jours à avoir repris l’exercice (à petite dose, une petite demi-heure par jour, mais c’est suffisant), je me sens tout à coup en meilleure forme, j’ai bien dormi et je me suis réveillée sans le sentiment de fatigue accablante qui m’accompagnait ces derniers jours. Et si le fait de bouger m’aidait à me sentir mieux, et si cela réglait son compte à l’ état de déprime qui m’accompagne depuis des mois maintenant ? Il aurait suffit de ça ? Suite au prochain épisode…

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire