31 juillet 2017

Enterrement de vie de jeune vie, tenue de mariage et babillages du weekend

 
Ce weekend, j’ai vécu une grande première : j’ai participé à mon premier enterrement de vie de jeune fille (EVJF pour aller plus vite). J’en discutais sur messenger avec un pote, je redoutais assez la journée, qui allait me vider de mon énergie à coup sûr. Je reportais encore un essai dans une chorale le vendredi soir pour économiser toutes mes forces pour le samedi d’EVJF. Cette journée allait être une épreuve car j’allais être entourée de filles qui piaillent, qui gigotent, qui poussent des petits cris aigus. Avec mon pote on rigolait en s’imaginant des scènes de films sur des brûlages de culotte (synonyme d’EVJF mais je sais pas si vous le dites aussi en France ?), des scènes bien genrées et pleines de rose.
 
 

Du coup je me préparais non seulement à un événement hyper social, grosse épreuve pour moi, mais en plus il faudrait s’intégrer dans cette ambiance spécifique où je ne me sens pas à ma place.

N’étant pas une grande fan du  meme concept de mariage, ni d’EVJF (ni d'EV de garçon, puisque ces deux notions suggèrent que le mariage, un acte volontaire chez nous, c’est la fin de la vie, et donc, pourquoi ??), ayant des idées non conventionnelles sur plein de choses (pour moi c’est devenu une galère de parler avec beaucoup de femmes qui ne pensent qu’au shopping par exemple, ou qui se complaisent dans la patriarchie, celles qui ne parlent que de mecs actuels futurs et éventuels, etc.) je savais que ce serait particulièrement éprouvant. Désolée pour cette phrase de 5 lignes, j’essaie de corriger ce défaut pour mon roman, mais parfois je me laisse emporter.

Bref. Il fallait quand même que je le fasse, parce que c’était important pour mon amie.

Le premier défi était de s’habiller en fonction du thème imposé pour les participantes, mais j’ai réussi à composer ma tenue pour l’occasion avec ce que j’avais, sinon j’aurais fait au mieux, mais pas question d’acheter des choses pour l’occasion que je n'utiliserais plus par la suite. De toute façon, comme je me doutais, plusieurs n’ont pas joué le jeu.

Il fallait apporter un objet qui remémorait un souvenir avec la future mariée, j’ai aussi réussi à faire du zéro déchet et à ne pas acheter une connerie qui pourrirait dans un carton dans le fond du garage.
 
 
 
 

Par contre dès le matin, le déballage de plastique et d’objets à usage unique a commencé, et toute la journée j’ai dû regarder les autres gaspiller pour se divertir comme si c’était nécessaire, ça m’a un peu attristée même si je n’ai rien dit. Ça passe par les accessoires de déguisement à usage unique (mais heureusement certains éléments ont été réutilisés d’un EVJF précédent), les accessoires à selfie (ça s’appelle des photobooth apparemment les gens dans le coup connaissent), le petit déjeuner : des pains au chocolat industriels emballés individuellement (la future mariée étant végane, elle n’en a même pas mangé en plus…), les langues de belle-mère et les pistolets à eau qui ont certainement fini à la poubelle après leur courte vie de 2 minutes chrono. Sans parler des objets collectés pendant les gages, comme un tampon qu’"on" a ouvert pour s’amuser alors que certaines femmes n’ont pas les moyens de s’acheter des protections hygiéniques et que les centres d’accueil pour femmes en ont besoin. Et le clou, la culotte neuve qui a été brûlée sur la place de notre ville, quand on connaît le désastre écologie que représente l’industrie textile, quand on sait que certaines personnes ne peuvent pas se payer de vêtements… C’est difficile d’être la seule personne à penser à tout ça quand tout le monde autour de toi s’éclate sans que ça ne leur traverse l’esprit.
Alors oui, tu vas me dire, c'est juste une fois dans sa vie (ou deux, ou trois, généralement pas plus lol), mais c'est ça, plus les anniversaires, plus telle et telle occasion. C'est ce besoin irréfléchi de gaspiller pour s'amuser et de consommer sans penser qui me dérange...

Du coup le lendemain, je me demandais pourquoi certaines personnes ne pensent pas le moins du monde à tout ça, à l’écologie, à l’éthique, etc. alors que d’autres sont accablées par ces pensées, sans raison flagrante à la base.

J’ai dû subir les discussions sur les enfants (entourée de femmes dans la trentaine évidemment on n’y coupe pas), devant des femmes qui vantent le bonheur d’être mère, puis finalement lâchent le morceau, la vraie raison de l’enfantement : « Jusqu’à 40, 50 ans ça va, tu profites encore de la vie t’es occupée, mais après, tu t’ennuies, t’as plus personne, t’imagines si tu es seule sans enfants ». Ok, on a mis le doigt dessus, pour une fois j’ai eu l’occasion de faire remarquer à la personne que c’était horriblement égoïste comme façon de penser.

Il y a eu toutes ces discussions sur les vêtements aussi. Ce moment où j’ai appris que la mariée voulait qu’on soit habillées en long le jour du mariage, et où ça parlait vêtements entre les femmes présentes. J’aurais été tentée de leur parler de slow fashion, de la mode jetable, des sweatshops, de l’intérêt (aucun) d’acheter un vêtement qu’on porte une fois au cours de sa vie et puis plus jamais, mais je ne sentais pas les autres réceptives, j’ai juste évité d’approfondir. Car une chose est sûre, je n’achèterai pas de robe longue pour l’occasion. J’avais choisi une robe longueur genoux, blanc et noir, la robe que j’avais achetée pour les occasions habillées. Puis quelqu’un a encore évoqué cette fameuse règle d’or, les invitées ne portent pas de blanc à un mariage. Donc pour l’instant j’hésite entre ma longue robe noire en coton ou porter quand même la robe prévue. Je vais aller voir en friperie si je peux trouver une longue jupe voile à porter dessus mais je serais vraiment chanceuse de trouver.

Finalement, les brûlages, ce sont des traditions, on ne sait même pas vraiment ce que ça représente, à part comme je le disais, un sous-entendu qu’on ne s’amusera plus jamais après s’être marié (ça donne envie…) et qu’on a besoin de s’éclater une dernière fois en se faisant remarquer dans la rue.
 
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Le dimanche, retour au confort, on a joué à Pokémon Go avec l’homme, les légendaires sont arrivés il y a une dizaine de jours je pense et depuis on a vraiment beaucoup joué, du coup on a aussi rencontré plein de gens dans notre ville. Par contre j’ai l’impression de ne plus rien avoir fait à part bosser et jouer à Pokémon Go depuis que ça a commencé, et en même temps il y a plein de choses que je voudrais faire. Ce dimanche après une sortie matinale, on a fait d’autres choses, comme regarder Twilight (4ème volet, on se (re)fait toutes les sagas, on a déjà regardé Le seigneur des anneaux, Le Hobbit, Harry Potter… comme s’il n’y avait pas plein de nouveaux films à regarder) et jouer à Mario Kart. Et j’ai réfléchi un peu à mon roman et relisant mes notes.

Le weekend est passé super vite mais c’est ma dernière semaine de boulot avant les vacances, j’ai vraiment hâte d’y être car pour l’instant j’en ai vraiment marre du taf, on enchaîne les cas merdiques (alors que pendant les grandes vacances on est censé se tourner les pouces gentiment…)

Et toi, tu as passé un bon weekend ?

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