14 juillet 2017

Un mercredi d'enfer au festival de Dour

J'ai été au festival de Dour ce mercredi et la soirée a été plutôt spéciale de bout en bout, et j'utilise le terme "spéciale" parce que j'essaie de me forcer à voir le positif en toute chose et d'arrêter de broyer du noir à la moindre contrariété. On peut dire que j'ai bien été mise à l'épreuve, heureusement j'étais accompagnée d'une amie grâce à qui la soirée a été plaisante mais l'organisation du festival n'y a pas du tout contribué...

J'adore les festivals, les "vrais", pas les suites de concerts qu'on fait passer pour un festival, et j'ai toujours défendu Dour comme étant la référence du festival, mais cette année m'a refroidie. Ou alors c'est parce que je deviens vieille.

Je n'y ai été que le mercredi car je devais partir en vacances quelques jours le lendemain, et M.I.A. qui fait partie de mon top 3 chanteurs préférés venait là. Je l'avais vue aux Ardentes il y a quelques années et c'était vraiment génial.



Déjà le ticket pour le mercredi est super cher, le festival a augmenté ses prix les dernières années (il me semble d'ailleurs qu'avant le mercredi était gratuit et réservé aux pass 4 jours qui étaient déjà au camping le mercredi soir, bref...) Le ticket du mercredi coûte 55€, soit seulement 10€ moins cher que les autres jours, alors que non seulement les concerts ce jour-là ne commencent que vers 18h (contre 13/14h les autres jours), mais en plus la moitié du festival seulement était accessible ce jour-là. Sans oublier que depuis l'an passé, Dour augmente ses prix de 10€ à quelques jours du festivals, si tu vois une logique là-dedans je veux bien l'explication...

Cette année ça a été le chemin du combattant pour arriver au festival déjà, ils ont modifié la disposition du festival mais aussi l'entrée et tout le reste, mais n'ont donné aucune indication précise pour rejoindre le début du labyrinthe qui menait au parking, du coup on a commencé par faire un détour bien comme il faut pour atteindre le chemin. Si on avait eu un plan complet, on aurait sûrement choisi de venir avec les transports en commun d'ailleurs.

Une fois arrivées sur la bande unique qui menait au parking, c'était déjà la file. Dans le temps (oui je suis vieille en fait) le mercredi était loin d'être un jour de grand affluence, mais cette année soit ils ont accueilli dix fois plus de personnes que d'habitude, soit leur nouvelle organisation était vraiment foireuse (je valide ce deuxième point). On a roulé au pas sur plusieurs kilomètres pour atteindre le début du chemin de campagne qui menait au parking parce que trois voitures ont réussi à se bourrer dedans #champions et que le principe de la file unique sur une voie, c'est que ça rend les dépassements compliqués.

Ensuite nous voilà donc sur un chemin entre les champs, de nouveau on roule au pas, une voiture qui est tombée en panne, de nouveau vu qu'on passe à une voiture pas de dépassement. Après plus d'une heure, on est enfin parkées dans une plaine sans aucun panneau pour se repérer plus tard.

On se dégourdit les jambes en marchant jusqu'à l'entrée du festival, slalomant entre les campeurs chargés de tout leur barda. Parce que oui, ils n'ont pas pensé à faire une entrée pour les gens qui arrivent du parking, et ceux qui vont/viennent au camping, ce qui aurait pourtant beaucoup facilité les fouilles et autres contrôles. Aussi ils n'ont toujours pas pensé à organiser un système de navette pour les campeurs qui doivent trainer leur cargaison sur des chemins de cailloux, de terre ou encore de plaques métalliques inégales et glissantes. En montée. Soit, après plus de 2,5 km on arrive au contrôle de sécurité maousse, après deux mini contrôles plus tôt dans notre voyage.

Ils ont sorti les portiques détecteurs de métal et fouillent complètement les sacs, compréhensible vu les événements récents, mais encore une fois c'est complètement désorganisé, pas de files mais un troupeau, ça prend une plombe. On en voit passer sans problème avec des bouteilles de solvants à sniffer, des petites bouteilles d'alcool ou de l'herbe, bref beaucoup de zèle pour rien. A ce point de contrôle, on fait jeter toutes les denrées, toute nourriture, même les bouteilles d'eau même sans bouchon, et on assiste à un gaspillage dégueulasse quand on sait que des gens meurent de faim d'une part, et que certains feront des malaises parce qu'ils ne voudront pas payer un ticket pour prendre de l'eau, tout ça pour remplir les poches du festival. Evidemment on sait qu'ils sont là pour faire du fric et pas pour faire du social, mais pourquoi mettre des aliments emballés fermés à la poubelle au lieu d'en faire profiter une banque alimentaire? Dour c'est l'amour, mais seulement du fric.

Cela fait deux heures que nous avons démarré (on habite tout près, donc c'est vraiment énorme). On arrive enfin sur le site du festival. Sur place le nouvel agencement des scènes laisse perplexe. Après une énième file pour acheter nos tickets food, on peut enfin manger. Au lieu de vendre des tickets uniques, non seulement il font la différence entre tickets food et tickets boisson, mais en plus il faut faire deux files différentes pour les acheter. Et bien sûr, toujours ce système de tickets en nombre imposé, pour être sûr que les festivaliers achètent plus que nécessaire sans consommer tous leurs tickets. Money money money. Il est temps de se mettre à jour et d'adopter les bracelets électroniques comme dans beaucoup de festivals. Plus de gaspillage pour les festivaliers, et plus de déchets inutiles...

Le sol du Dub Corner a été fabriqué par des enfants de primaires pendant leurs travaux manuels certainement, car les planches sont flottantes et complètement inégales, idéal pour se péter la gueule quand on est beaucoup ou quand on a un petit coup dans l'aile (ou les deux).

Le concert de M.I.A. arrive bien vite vu le temps qu'on a perdu pour arriver là, énorme déception car le son est vraiment dégueulasse, on n'entend que les basses, quasiment pas sa voix, même sur une chanson qui "crie" on n'entend rien, je connais toutes ses chansons je peine à les reconnaître tant le son est mauvais, du coup le public qui ne la connaît pas n'accroche pas du tout. On voit qu'elle est gênée par la mauvaise qualité du son aussi, elle décroche petit à petit, et le public suit. Heureusement après une fausse sortie de scène, beaucoup de monde s'en va et on réussit à s'approcher, on ne sait pas si le son était meilleur parce qu'on a changé d'endroit ou s'ils ont arrangé les choses pendant la pause mais à deux chansons de la fin on est un peu dépitées, on a passé un bon moment malgré tout parce qu'on adore cette chanteuse mais encore une fois, pas grâce à l'organisation du festival.

S'ensuit une attente d'une grosse demi-heure au moins pour pouvoir dépenser nos derniers tickets boissons, le bar est complètement débordé et désorganisé, ils n'ont quasiment plus rien en plus. 

Pour clôturer le tout, arriva ce qui devait arriver, après avoir remarché jusqu'au parking, on met évidemment 30 minutes top chrono à retrouver notre engin, et on n'est pas les seules, toutes les personnes dans le parking font la chasse à leur voiture, évidemment, puisqu'il n'y a aucun point de repère. 

Je dirais aussi que l'ambiance était moyenne, je ne sais pas si c'est dû au fait que c'était mercredi et que du coup il n'y avait que les gens du camping, moyenne d'âge pas très élevée, ou si le festival perd de son charme à mesure qu'il grandit... Pour l'an prochain, j'y réfléchirai à deux fois, c'est certain.

1 commentaire:

  1. La vache...pour les bouteilles et les emballages je crois que c'est une histoire de dureté du plastique qui justifie la confiscation, (normalement donc avec une bouteille molle ça devrait passer? même pas sûr) mais je savais pas qu'on pouvait interdire la nourriture. Surtout que comme pour tout festival, il n'y a pas de communication sur les règles avant d'être sur place. J'ai aussi fait un festival où le son était en majorité super mal réglé il y a pas longtemps, heureusement certains artistes on pris les réglages en main pour sauver leur concert. Dailleurs il n'y avait pas d'eau potable gratuite et une pinte (de mauvaise bière française)coûtait 8€. On avait le droit d'entrer avec une bouteille, mais seulement de 50cl ce qui est ridiculeusement peu pour une journée de festival. Et le point le plus marquant pour moi c'était le nombre de personne pour le site c'est à dire que tu étais chanceux si tu arrivais à voir un écran.(mainsquare à arras)

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