13 février 2018

Les réseaux sociaux, l'image publique et l'estime de soi



La semaine passée, j’ai regardé une vidéo sur Youtube qui a beaucoup résonné en moi. Cela fait un moment que je pense à la place qu’ont pris les réseaux sociaux et Internet dans ma vie, jusqu’à me demander parfois s’ils n’étaient pas en partie la cause de mon mal-être. Du coup cette vidéo a frappé pile au bon endroit, et ça m’a donné envie de partager quelques réflexions qui en sont tirées. La vidéo est en anglais, si vous le pouvez, je vous invite vraiment à la visionner. L’opinion exprimée ci-dessous est inspirée de ce qui est dit dans cette vidéo sans en être une retranscription exacte.









Le premier constat de cette vidéo est que les réseaux sociaux, en particulier ceux centrés sur l’image, comme Instagram ou Youtube, augmentent notre mal-être : nous sommes constamment bombardés d’images de personnes qui semblent connaitre le bonheur absolu et le succès. Elles ont l’air heureuses. Finalement, on a l’impression que nous aussi, nous pourrions être heureux en étant comme ces personnes. En étant célèbre sur Internet, en étant maigre ou extrêmement musclé, en ayant chaque semaine de nouveaux vêtements, de plus en plus sexy, en sortant dans des endroits branchés…


Chacun s’accroche à un élément qui réveille un mal-être profond en lui, et va tenter d’étouffer ce mal-être grâce a des moyens superficiels. On pense qu’une fois qu’on aura le même corps que tel fit-boy ou telle fit-girl, on sera heureux. On est persuadé que notre reflet nous satisfera dès qu’on aura atteint ce but. Et on s’y accroche. Et on est déçu, car la plupart des personnes qui arrivent à de tels résultats (que l’on parle d’un idéal physique, ou de n’importe quel autre but ou idéal) y arrivent parce qu’elles ont des prédispositions, ou qu’elles font d’énormes sacrifices pour atteindre ces buts. Elles ne vivent que pour le résultat qu’elles pourront poster sur les réseaux sociaux. Et nous, personnes « normales », on n’a pas les moyens d’en arriver là, à moins de mettre notre vie sur pause. Alors on continue d’essayer, et on continue d’être malheureux.



Il faut apprendre à relativiser et ne pas se fier uniquement aux images que l’on voit, et se rendre compte qu’il est très dangereux de se comparer, car nous sommes tous différents sur plein de points, et de fait, deux personnes ne sont jamais comparables.



Le pire, c’est qu’on ne se rend pas compte que ces personnes ne sont pas plus heureuses que nous. Elles peuvent le prétendre, car elles ne postent que des messages où elles parlent de leur bonheur, que des photos prises au bon moment. Sur les réseaux sociaux, le bonheur est vendeur, pas question de montrer ses mauvais moments, pas question de se montrer simple humain, croyez-moi, vous ne serez jamais aussi célèbre que si vous réussissez à vendre du rêve. Cela vaut aussi dans notre vie de tous les jours : la majorité des gens vous jettent leur bonheur et leurs réussites au visage, quitte à mentir, quitte à se mentir. Pas question d’être transparent et de laisser entrevoir que nous ne sommes pas parfaits.


Il en va de même pour les célébrités. Il faut dire qu’elles ont envahi les réseaux sociaux, au même titre que les influenceurs sont maintenant considérés également comme des célébrités. Quelles que soient nos idoles, nous les idéalisons sans penser que derrière cette façade médiatique, il y a une personne normale, comme nous, qui vit les mêmes choses que nous, qui peut très bien afficher un semblant de bonheur et de confiance en soi alors qu’elle est brisée a l’intérieur. Les célébrités sont obligées d’afficher leur bonheur, on leur en voudrait de ne pas être heureuses alors qu’elles ont tout ce qu’on pourrait désirer.



Un autre point important qui était souligné, c’est l’importance du paraitre dans notre société, qui a pris encore plus d’ampleur à cause des réseaux sociaux et des blogs et chaines YouTube. Le nombre de chaines beauté en atteste. Désormais, un maquillage classique est hyper élaboré, chargé, digne des meilleurs tutoriels beauté. Les youtubeuses en particulier, sont jugées sans arrêt sur leur physique. Alors la plupart apparaissent toujours maquillées, très maquillées. A force de voir ces visages modifiés, ils sont devenus une nouvelle norme. Les femmes, majoritairement, se maquillent de plus en plus, de plus en plus tôt. Conséquences, d’une part, beaucoup ne se supportent plus sans maquillage, tant elles ont une image biaisée d’elles-mêmes. D’autre part, passer beaucoup de temps à se pomponner, c’est passer beaucoup de temps à se regarder dans le miroir, à se focaliser sur notre physique, et à se juger, se critiquer. Ce qui est censé nous apporter un réconfort ne fait peut-être que nous enfoncer un peu plus finalement. Un cercle vicieux. Plus on se sent mal dans notre  peau, plus on se maquille, et plus... etc. Nous oublions aussi que nous sommes autre chose que notre physique, et que cette question ne devrait pas nous obséder en permanence.



Suite à cette réflexion, et puisque j’y pense déjà depuis un moment, j’ai envisagé quitter les réseaux sociaux, au moins faire une pause pour pouvoir observer les effets. Et je me rends compte que ce n’est vraiment pas facile. Les réseaux sociaux sont devenus mon premier reflex lorsque je m’emmure. Parfois je travaille sur mon pc, et j’ouvre ces sites quasiment sans m’en rendre compte des que mes pensées sont interrompues quelques secondes. Et ce point m’encourage encore plus à tenter de m’en échapper.

1 commentaire:

  1. Je suis "tombée" dedans il y a quelques années. Trois ans à vrai dire. Comme toi, j'ai voulu quitter les réseaux sociaux. Depuis, j'ai découvert la gratitude quotidienne :) Je remercie l'univers tous les jours d'avoir un toit sur la tête, deux yeux pour voir la beauté du monde, une famille en or, etc. Bref. Je remercie pour chacune de ces petites choses. Et j'ai continuer à utiliser les réseaux sociaux. Non plus comme fin mais comme moyen. Pour avance dans mes projets, dans mon blog, et je ne me compare plus :) Je félicite, j'encourage, je transmets mon positivisme !

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