Ça fait longtemps qu’on a parlé de forme non ? Après quelques mois à me rembourrer calmement pour l’hiver (au seul détail près qu’on était en route vers l’été), je me suis dit stop, je mange mal, je mange trop.
 
Pas question de faire un régime : qui dit privation dit frustrations dit craquages. Mais il fallait l’avouer, je mangeais trop, en trop grandes quantités, du coup la moindre gourmandise se faisait payer au prix fort. Et puisque je ne suis pas prête à faire une croix sur les petits plaisirs de la vie, j’ai préféré réguler mon alimentation en général.
 
 
 
 

On est foutu on mange trop

 
Mon but, c’était de diminuer les portions, de réapprendre à manger par faim et pas par ennui, envie ou habitude. J’ai donc revu les portions et drastiquement allégé mes repas du soir (j’en étais au point où je prenais deux repas complets par jour).
 
Dans nos sociétés industrialisées, on consomme trop, y compris la bouffe. Je vous suggère de regarder cette vidéo de Dirty Biology si ça vous intéresse (passez l’intro foireuse, après c’est intéressant). 

 

Jeûne intermittent

 
Nouveau déclic en lisant Metro, boulot… bonheur de Sabrina-ça-se-saurait, qui parle du jeûne intermittent. Après avoir complété mes connaissances en lisant quelques articles sur le sujet, je commence à être convaincue…
 
C’est quoi ? En résumé, il s’agit de sauter le petit déjeuner. Un peu plus concrètement, de ne plus rien manger entre le repas du soir et le lendemain midi. Ceux qui poussent la chose un peu plus loin diront que le but est d’observer un jeûne de 16h.
 
Pourquoi ? Différentes raisons : 

1) Le petit déjeuner n’est qu’une invention de Mr Kellogg’s pour vendre des céréales. Et voilà comment petit à petit la population devient persuadée qu’elle doit se goinfrer au lever pour être en forme (alors qu’on ne fait que se plomber).

Source Wikipédia :

“Persuadé de l’importance alimentaire du petit déjeuner, le médecin John Harvey Kellogg inventa en 1894 les corn flakes, des grains de maïs cuits à la vapeur passés entre deux rouleaux afin d’obtenir des « pétales dorés ».”

Tu sens un peu le conflit d’intérêt ?

2) Réapprendre ce que c’est que la faim. On enchaîne tellement qu’on ne sait plus exactement distinguer la faim, l’envie de manger, la digestion, le simple fait d’avoir le ventre vide…

3) Laisser au corps assez de temps pour effectuer ses autres tâches sans être interrompu par le traitement de la nourriture que nous ingurgitons : le jeûne intermittent aurait ainsi un réel effet bénéfique sur la santé générale.

Comment j’applique les principes du jeûne intermittent

Quand j’ai commencé, je remplaçais mon petite déjeuner par une boisson type eau de coco, jus de fruits ou boissons lactées. Après une grosse semaine, voyant que je pouvais très bien me passer de repas le matin, je n’ai plus rien pris à part de l’eau. Si j’en ressentais le besoin, j’emportais un fruit que je mangeais vers 9h30/10h quand la faim se manifestais.

J’ai interrompu ces habitudes après la période des fêtes : ré-habituée à manger lourd et à manger le matin (et surtout, à manger pas très sain), j’ai recommencé à prendre un petit déjeuner et j’ai mis du temps à me remettre au jeûne intermittent. Le fait que je me sentais vraiment mal au boulot ne m’aidait pas vraiment à manger en conscience.
 
C’est donc après avoir plaqué mon job pour devenir freelance que j’ai enfin pu reprendre des habitudes saines. Aujourd’hui, je ne suis plus de règle, à part que je ne mange jamais juste après m’être levée.
 
Je laisse à mon corps le temps de se remettre en route. Au lever, je bois de l’eau, rarement du thé ou du café. Au cours de la matinée, j’écoute mes sensations : si j’ai faim, je mange un petit quelque chose, ou souvent je bois une tasse de boisson chaude (café noir non sucré, thé, parfois un lait végétal avec du chocolat). C’est généralement vers 10h. Parfois, je passe la matinée sans rien ingurgiter à part de l’eau.
 
Je mange mon repas à 12h, 13h, ou 11h30 : quand j’ai faim ! Souvent, le matin est mon moment de productivité élevée, donc je bosse du lever jusqu’au repas de midi !
 
Le maître-mot, c’est : écouter ses sensations ! Manger quand j’ai faim, la quantité dont j’ai besoin.
 

Le conseil naturo en plus : oubliez le petit déjeuner sucré (oui, les croissants, pains au chocolat et jus de fruits !)

Il est conseillé le matin de privilégier un petit déjeuner “salé” et gras. En effet, le sucre aura tendance à causer des fringales dans la matinée et les mauvaises graisses à vous plomber dès le matin. Alors on opte de préférence pour de bons acides gras, comme de l’avocat ou de l’huile végétale, des protéines si on a besoin de se caler, et pas de sucres (même naturels).
Petit déjeuner à l’anglaise, omelette, ou du pain avec une tartinade aux légumes ou une purée de fruits secs sont quelques idées à explorer.

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