On entend souvent l’une ou l’autre dire quelle ne “veut” pas d’enfants, c’est aussi souvent un raccourci que je prends quand je n’ai pas envie de m’étaler, cependant j’ai l’impression que ça dépeint mal mes sentiments.
Je ne me suis jamais posée face à moi-même pour lister les pour et les contre, si je le faisais j’aurais sûrement une liste de contre plus longue hein, entendons-nous, mais je n’ai même pas poussé la réflexion aussi loin, parce qu’il n’y a pas de réflexion du tout à la base.
J’ai toujours été en décalage par rapport à la plupart des filles autour de moi qui avaient des rêves d’enfants quand moi je n’en avais pas du tout.
Je construis ma vie, j’avance, et le constat que je me fais est que je n’ai pas de besoin ou d’envie d’enfants, je ne ressens pas de vide à combler, je n’ai pas ce genre de désir.
Je ne dis pas que ça n’arrivera jamais ni que je n’ai jamais imaginé ce que ce serait d’avoir un enfant, mais aujourd’hui ça ne fait pas partie de mes projets concrets. Oui je deviens “vieille”, oui j’atteins l’âge où il vaudrait mieux se dépêcher, parce que ça va commencer à devenir plus compliqué si je change d’avis. Si ce désir vient plus tard, je l’accueillerai sans questions comme aujourd’hui j’accepte ce non-désir sans le questionner. Et s’il est trop tard? On avisera, mais je ne veux de toute façon pas décider aujourd’hui d’avoir un enfant pour faire comme tout le monde ou “au cas où, un jour…”
J’ai toujours pensé qu’un jour peut-être, si j’atteins la plénitude, quand j’aurai fait le tour de moi-même, quand je me sentirai épanouie, quand je me sentirai à ma place dans ce monde, quand je n’aurai plus peur, quand je nagerai dans le bonheur, quand tout sera parfait, peut-être que tout d’un coup j’aurai ce désir de permettre à un être vivant de connaître tout ça. Je ne veux pas faire d’enfants pour chercher à combler un vide, si un jour j’ai enfant, ce sera pour la bonne raison : sans raison.
Aujourd’hui, outre le fait de ne pas avoir de désir viscéral de procréer, je trouve notre monde trop moche pour l’imposer à quelqu’un qui n’a rien demandé.
 
Et donc voilà, peut-être un jour, peut-être jamais.

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