"La maladie de la beauté" : comment notre obsession culturelle de l'apparence blesse les filles et les femmes

J'avais envie de parler du sujet de la beauté, et surtout des critères de beauté et de l'exigence envers les femmes d'avoir une apparence acceptable pour la société, au minimum. J'avais très envie d'aborder le sujet, et en même temps, je ne savais pas comment l'aborder, car le sujet me semble délicat et épineux. Et quelques jours plus tard, j'ai croisé ce livre à la bibliothèque : "Beauty Sick - How the Cultural Obsession with Appearance Hurts Girls and Women" de Renee Engeln PhD. Une lecture inspirante qui m'a fait découvrir le sujet en profondeur.

Le thème de l'émancipation des femmes et de la reconnaissance de leur valeur me touche beaucoup, et le message délivré par ce livre fait partie de ceux qui d'après moi devraient être largement diffusés et propagés. Cette lecture a été vraiment passionnante et enrichissante. Le livre n'existe apparemment pas en français, j'ai donc décidé de reprendre dans cet article les idées qui me semblent importantes. Cet article pourrait paraître long, mais c'est quand même un "résumé" de 356 pages sur le sujet. Les idées qui me sont personnelles ou qui ne sont pas exprimées telles quelles dans le livre seront notées en italique, le reste sera du contenu restitué assez fidèlement depuis le livre.



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Puisqu'il faudra certainement justifier comme souvent, oui, le problème ici est observé uniquement du point de vue féminin. Il va sans dire que certains hommes se trouvent confrontés à des troubles liés à leur apparence, mais comme bien d'autres problèmes, cela reste majoritairement une affaire de femmes. Reconnaître que ce problème est majoritairement féminin ne signifie pas que l'on refuse d'accepter qu'il puisse toucher des hommes. Mais pour une fois, on voudrait porter l'attention sur les femmes, justement, dans un monde fait par et pour les hommes. Et pour éviter les "not all men", je précise que quand je parle de pression de la part de la société, il s'agit de la société dans son ensemble. Il va sans dire aussi que toutes ces réflexions décrivent une généralité, pas la totalité du monde, pas chaque individu, mais cela reste une majorité, il faut en être conscient. Aussi, évitons les raccourcis habituels du type "arrêter de pleurnicher et agissez" quand il s'agit d'une pression exercée par la société au quotidien et d'un comportement profondément ancré dans notre éducation.

La "maladie de la beauté?"

- On parle de "maladie de la beauté" quand les femmes sont tellement affectées émotionnellement par leur apparence physique qu'elles ont plus de mal à se concentrer sur les autres aspects de leur vie.
- 85 à 90% des opérations cosmétiques chirurgicales et non chirurgicales sont effectuées sur des femmes.
- Les troubles alimentaires tels que la boulimie et l'anorexie touchent une personne de sexe féminin 9 fois sur 10.
- Ce problème fait perdre aux femmes du temps, de l'argent et de l'énergie, tandis qu'il peut mener à la dépression. Il empêche beaucoup de femmes d'avancer dans leur vie.
- Les jeunes femmes à notre époque apprennent qu'elles peuvent être ce qu'elles veulent dans la vie, malgré tout elles sont toujours hantées par le besoin d'être jolies avant tout. Malgré leur réussite dans les études, bon nombre de filles subissent l'anxiété et la dépression à cause de ce sentiment d'être constamment jugées sur leur physique, puisque dans notre société, c'est d'ailleurs certainement le cas.
Arrêtez-vous quelques minutes, que vous soyez un homme ou une femme. Réfléchissez à la dernière fois où vous vous êtes retrouvé.e dans un groupe. Réfléchissez aux pensées qui ont traversé votre esprit en regarder vos pairs, ou faites l'exercice la prochaine fois, et observez les réflexions que vous vous faites. Oui, même moi, en me battant pour l'égalité des sexes, j'ai remarqué que j'étais parfaitement formatée par la société... et encore, depuis que je m'informe et m'engage sur le sujet, j'ai bien changé.
- Les femmes subissent ce qu'on appelle l'objectification : c'est ce qui arrive quand nous nous sommes pas traité comme un être humain avec des pensées, des sentiments, des buts et des désirs, mais comme un corps, ou un ensemble de parties de corps. Notre corps est perçu comme quelque chose qui existe pour le plaisir ou le bonheur des autres. (...) quand quelqu'un nous traite comme une chose, comme quelque chose d'utile seulement s'il peut plaire par son apparence. Quand on se concentre sur la forme de vos jambes, on se fiche de votre intellect ou de vos ambitions. Quand le monde décide si votre poids est acceptable ou pas, il ne se soucie pas du type de personne que vous êtes ou voulez être, ou du travail que vous voulez accomplir.
- Cette obsession de la beauté est évidemment un commerce très juteux qui fait dépenser beaucoup d'argent, aussi peu de marques sont enclines à faire changer les choses. Il est évident que la publicité et les médias jouent un grand rôle dans cette maladie de la beauté pourtant.


Un problème qui commence très tôt

- (Le livre est basé à la fois sur des témoignages personnels recueillis par l'auteure, des études réalisées par son groupe de recherche, et des études menées par d'autres instituts) Les filles commencent à penser à leur corps idéal à un âge choquant tellement il est bas. 34% des filles âgées de 5 ans font, au moins de temps en temps, régime (surveillent leur alimentation), de leur propre chef. Elles disent qu'elles veulent un corps qui ressemble à ceux qu'elles voient dans les films et à la télévision. Des enfants qui devraient à cet âge se soucier de pouvoir compter dix ou plus objets et manipuler une fourchette convenablement commencent déjà à penser à leur physique. 40% des filles entre 5 et 9 ans disent qu'elles voudraient être plus minces. Ce souci de minceur se pose uniquement dans un contexte d'apparence physique, elles veulent être jolies.
- Les petites filles sont souvent découragées de se salir lorsqu'elles jouent, au contraire des garçons, ce qui peut leur enlever l'attrait pour les sciences vivantes par exemple. Les petites filles sont habillées dans des tenues jolies, pas fonctionnelles, qui les obligeront à bien se tenir, à être élégantes, quand les garçons peuvent jouer comme bon leur semble, développant leurs capacités motrices et expérimentant. On attend juste des petites filles qu'elles soient jolies.
- La source de ce malaise commence souvent au sein de la famille, où les petites filles entendent les femmes adultes parler de leur problèmes de poids, de leurs complexes, des corps parfaits qu'elles jalousent... Ou encore, elles reçoivent des remarques sur leur apparence, sur leur poids, là où les garçons seront beaucoup moins touchés. Quand un père critique le physique d'autres femmes, il fait comprendre à sa fille qu'une femme ne mérite l'amour que si elle est belle, et qu'elle existe pour le plaisir des hommes. Quand les parents font des reproches sur le physique de leur fille, ils lui apprennent, et à leur fils, que c'est normal de juger et de critiquer le corps d'une femme, qu'on a le droit de le jauger et d'émettre notre avis.

Un problème culturel

- Les jeunes filles apprennent très tôt que leur apparence et le fait de plaire est une monnaie dans ce monde. On encourage ce problème quand on se contente de complimenter les filles et les femmes sur leur beauté et rien d'autre, ou quand on blâme les femmes pour leur apparence qui ne correspond pas aux critères que la société veut imposer.
- Si autant de filles et de femmes sont confrontées à la "maladie de la beauté" (je n'ai pas trouvé de meilleur terme pour traduire Beauty Sickness, ce terme reprend l'idée qu'en cherchant à être belle ou à répondre à certains critères de beauté, les femmes s'en retrouvent malades, mentalement ou physiquement, depuis un état de déprime jusqu'à de graves troubles alimentaires, mais le terme sera défini au fur et à mesure des explications) c'est parce que nous avons créé une société où on leur enseigner que la chose la plus importante qu'elle peuvent être, c'est être belle.
- Une culture où l'on entretient la "Beauty Sickness" portera plus d'attention au selfie nu d'une actrice qu'à un événement important, trouvera toujours un commentaire à faire sur le physique d'une femme, que cela soit en question ou pas du tout dans le contexte. (Description de notre société en somme...) Les filles comprennent donc qu'il est plus important d'apprendre à appliquer du maquillage qu'apprendre les sciences ou les maths. 
- (Parlant d'un job d'hôtesse potiche que l'auteure a effectué plus jeune sans penser à ce que cela représentait) Quand on paie une femme pour pouvoir la regarder, le message est clair : un corps de femme est décoratif. Les femmes sont passives. Leur corps existe pour les autres. Ce type d'activité ne donne aucun pouvoir à celle qui l'effectue. Je précise que je suis contre toute objectification, féminine ou masculine. Justifier la présence de potiches par la présence de leur pendant masculin -cas vécu- n'est absolument pas recevable de mon point de vue.
- La mode joue un rôle dans ce monitoring du corps des femmes. Plus les vêtements ont commencé à dévoiler le corps des femmes, plus il a fallu surveiller la forme du corps, son poids, ses poils, sa peau... "Votre liberté de porter un bikini signifie que vous devez vous inquiéter de la taille de vos cuisses". Bien qu'il est important que chacun puisse s'habiller comme il le veut, force est de constater que la mode féminine se traduit souvent pas des vêtements inconfortables, soit parce qu'ils dévoilent une grande partie du corps, soit parce qu'ils ne sont pas faits pour se mouvoir facilement. Indirectement, les femmes dépensent une énergie considérable à penser à ce à quoi elles ressemblent dans leurs vêtements compliqués, elles ne sont pas à l'aise à cause des coupes faites uniquement pour l'esthétique et pas le pratique, ou se sentent obligées de rentrer leur ventre ou se tenir d'une certaine manière pour que cela soit joli. Les femmes ne devraient pas se sentir obligées de s'infliger tout cela, combien dans le tas portent vraiment ces vêtements compliqués par plaisir et désir personnel?
- On attent des femmes qu'elles répondent à certains critères de beauté, mais surtout, si elles y parviennent, on ne veut pas qu'elles en soient fières, elles doivent rester humbles. Les autres sont seuls à pouvoir approuver votre corps, pas vous.
- Le body shaming, ou ce comportement qui vise à rendre les gens (les femmes surtout) honteux de leur corps, n'aide en rien à perdre du poids. Au cas où certains y croiraient vraiment.
- Le message que le livre veut véhiculer n'est pas de l'ordre du "Nous sommes toutes belles quel que soit notre corpulence, notre couleur de peau, notre type de cheveux..." mais bien que la beauté n'est pas ce qui nous définit comme personne. Au final, ne pas être belle n'empêche pas d'être heureuse, épanouie, de faire ce que l'on veut de sa vie. 
- Vu les compliments qu'une femme reçoit lorsqu'elle "se fait belle", perd du poids... c'est souvent difficile pour elle de savoir quand elle fait quelque chose (se faire belle...) parce qu'elle en a envie.
- Le problème n'est pas de faire un commentaire négatif ou déplacé sur le physique d'une femme, mais d'en faire un commentaire tout simplement. Se permettre de commenter le physique d'une femme, même s'il s'agit d'un compliment, signifie que tout un a chacun a le droit de juger et apprécier l'apparence d'une femme, sans qu'elle ait à lui demander son avis. Le corps d'une femme est sous surveillance constante de la part de l'opinion publique. Même si l'on compliment eune femme, on lui rappelle que son physique est constamment jugé. De même, parler de son physique à une femme, même de manière positive, la recentre encore sur son apparence, alors que nous subissons suffisamment l'attention portée à notre physique sans qu'on nous le rappelle directement.
- Le livre décrit entre autres l'expérience d'une jeune femme qui a développé des troubles alimentaires, alors qu'elle n'avait jamais porté d'attention à son physique jusque là, tout simplement car énormément de gens la complimentaient sur sa perte de poids récente. C'est à partir de la que son poids est devenu une obsession, et ce pendant des années.
- Les discours qui disent que toutes les femmes sont belles comme elles sont (cf une célèbre campagne de pub pour des gels douche...) signifient que toutes les femmes devraient être obligées de se sentir belles, comme si cela était le point central de la vie d'une femme.
- (Parlant des réseaux sociaux) "Chaque photo d'une femme en bikini que vous voyez en ligne, même s'il s'agit d'une amie, vend un message à propos de ce que cela représente d'être une femme et ce qui est important dans notre culture. Le contenu de nos amis n'est pas la pour nous vendre un produit, mais cela façonne notre réalité et nos valeurs." Il s'agit là d'une autre forme d'objectification à laquelle nous participons, certes certainement par consciemment.
- Trop souvent, les discours qui encouragent les femmes à aimer leur corps même si elles ne répondent pas aux critères de beauté classiques, suggèrent qu'elles peuvent aimer leur corps car il est aimable par les hommes (par exemple : aimez vos courbes car les hommes aiment ça...)
- Les femmes ont l'impression qu'elles doivent être insatisfaites de leur physique. Si une femme affirme aimer son corps comme il est, elle sera mal perçue par les autres. L'apparence physique est d'ailleurs un sujet de conversation récurrent chez les femmes, et ne pas y participer peut vous exclure de la conversation (j'ai déjà ressenti cela, de très nombreuses fois). Dans une certaine mesure, beaucoup de femmes ont l'impression qu'elles doivent se sentir mal dans leur corps, car c'est une norme suggérée par les discussions qu'elles ont avec d'autres femmes. Quand nous disons du mal de notre corps, nous donnons l'impression aux autres que c'est normal d'agir comme cela, et c'est une chaîne sans fin.


Des conséquences sociales et professionnelles

- Evidemment les hommes peuvent faire face à des problèmes liés à leur apparence, mais la mesure est bien moindre. Un homme sera toujours reconnu pour ses aptitudes et accomplissements, tandis qu'une femme, quelles que soient ses réussites, sera toujours appréciée sur son physique en même temps, voire avant le reste. J'ai déjà remarqué que lorsqu'on parle d'une femme, on ne parle quasiment jamais de "celle qui est logisticienne", "celle qui joue du violon", "celle qui raconte toujours des blagues"... mais bien de ses traits physiques. On pourrait dire que cela tient au fait que les femmes ont plus de traits physiques caractéristiques et différents, mais cela se discute...
- Si les femmes étaient moins centrées sur leur apparence, elles pourraient utiliser ce temps et cette énergie dans d'autres choses. Rappelons que la société crée cette exigence de se tourner vers son apparence quand on est une femme. Il suffit d'observer celles qui sortent du rang et décident de mettre la beauté au second, voir à l'arrière plan, et surtout les commentaires qui ressortent face à ces comportements.
- Au plus on se sent mal dans son corps, au plus on juge les autres, au plus on se sent jugé, et au plus on se juge soi-même, c'est un cercle vicieux que l'on observe chez beaucoup de femmes.
- Cette obsession de la beauté est telle qu'énormément de femmes ne se sentent pas capable de sortir de chez elles si elles ne se trouvent pas belles, ou si elles ne sont pas maquillées et coiffées.
- (Un exemple concret que j'ai beaucoup aimé car cela semble tellement banal...) Une femme dans le monde du travail, habillée selon les codes imposés. Elle assiste à une réunion, ses pieds lui font mal à cause de ses chaussures à talons. Toutes les x minutes, la douleur se rappelle à elle, la déconnectant quelques secondes de ce qui se passe. Toutes les x minutes, elle se demande si le maquillage n'a pas coulé sous ses yeux, si son rouge à lèvre est encore en place, si ses cheveux son en place, si sa position ne dévoile pas trop ses jambes, car sa jupe remonte lorsqu'elle est assise... Pendant ce temps, les hommes dans la salle de réunion sont concentrés sur le sujet discuté, absolument pas distraits par leurs vêtements ou leur apparence.
- Une autre histoire intéressante est celle d'un groupe de filles qui sortent à leur bal de promo, et passent leur temps à tirer sur leur robe qu'elles ont choisi un poil trop court (pour suivre la mode, pour être attirantes...), ce qui leur gâchera certainement une bonne partie de la soirée qu'elles passeront à penser à leur apparence. J'ai déjà connu ça aussi (pas spécialement question de vêtement trop court, mais j'ai plein d'autres souvenirs en tête...)
- Le problème n'est pas en soi de s'occuper de son apparence, mais quand cela nous accapare tellement que cela nous détourne de tout le reste et est notre unique but. Et si, en tant que femme, on aime s'occuper de son physique, cela ne nous donne absolument pas le droit de juger et déprécier les femmes qui ont décider de ne pas y porter autant d'attention.

Des solutions?

- Refuser de consommer des médias qui idéalisent le corps féminin ou poussent à rechercher cet idéal (oui, cela signifie à peu près tous les médias...), sélectionner les comptes que l'on suit sur les réseaux sociaux, mais aussi ne pas participer à l'objectification soi-même.
- Avoir un discours positif avec les petites filles, ne pas attirer l'attention sur leur physique, ne pas leur parler de beauté avant toute autre chose, remarquer leurs aptitudes et facultés, les laisser vivre autant qu'un garçon.
- Penser à son corps en tant qu'outil, c'est ce qui nous permet de bouger, de faire ce que l'on veut, pas un objet d'exposition. Quand on se regarde dans le miroir, se considérer dans notre ensemble, englobant notre être, notre esprit, nos pensées, ce qu'il y a à l'intérieur. Penser à tout ce que nous sommes capables de faire, exprimer de la gratitude envers notre corps.
- Comprendre que la beauté n'est pas la clé du bonheur. Être beau (quoi que cela signifie), ou mince, ou dans les standards, ne rend pas heureux!
- Penser moins à son physique plutôt que de vouloir à tout prix y penser de manière positive (penser de manière positive à son corps et être bien dans sa peau sont deux choses différentes!)
- Parler d'autre chose que de beauté et d'apparence physique, explorer nos être interne et apprendre à connaître les autres femmes au-delà de leur physique. Même quand la discussion débute là-dessus, osez lui faire prendre un autre tournant... ou détournez-vous de celles qui s'entêtent dans cette direction.

Les femmes qui sont bien dans leur corps ne sont pas nécessairement des femmes qui refusent de "se faire belle" ou ce genre de choses, mais elles ont décidé que leur propre valeur ne se rapporte pas à leur pouvoir d'attraction sur les autres, et donc à leur beauté. Si elles décident de mettre du maquillage, c'est pour prendre soin d'elles et se faire plaisir, pas pour jouer le rôle d'une belle femme aux yeux du monde extérieur.



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La conclusion n'est pas que être belle est bien ou mal, ni que les femmes doivent arrêter de "vouloir être belles", mais qu'il est important et urgent d'arrêter de juger une femme à son physique par-dessus tout le reste, d'exiger des femmes qu'elles répondent à certains critères, et de penser au corps de la femme comme à un objet de plaisir pour les yeux. Arrêter d'en faire une norme, arrêter de disposer du corps des femmes. Que l'on soit un homme ou une femme, il faut au contraire rappeler aux femmes, et se rappeler, qu'une femme est une personne, un être humain, avec son caractère, son intelligence, ses aspirations, ses désirs, et tant d'autres choses. L'apparence physique ne devrait en aucun cas être la seule chose, ni la première chose, qui motive une femme, ni la première chose à laquelle elle pense quand elle se réveille, ou qu'elle entre dans une pièce, car cette obsession est à la base de beaucoup d'inégalités sociales subies par les femmes. Il est important aussi de garder à l'esprit qu'il ne suffit pas de le dire pour arrêter de penser comme cela.


Photos Pixabay recherche "beauté"







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3 commentaires:

  1. Merci pour ce résumé fort intéressant.

    Peux-tu développer cette partie?
    - Les petites filles sont souvent découragées de se salir lorsqu'elles jouent, au contraire des garçons, ce qui peut leur enlever l'attrait pour les sciences. --》 je ne comprend pas bien le rapport.

    Sinon, je te recommande vraiment de lire Mona Chollet : Beauté fatale - les nouveaux visages d'une aliénation féminine. Il est disponible gratuitement sur le site de son éditeur (Zones). Et je te recommande aussi au passage son livre "Chez soi" qui évoque le rapport au foyer.

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    1. Merci je vais lire ça!
      C’était un exemple donné par l’auteure qui expliquerait que les petites filles soient moins intéressées par le monde sauvage par exemple (pas le droit d’aller crapahuter dans le jardin, d’observer les insectes, etc)
      Si j’extrapole un peu, je suppose que les petites filles ayant été découragées de se salir peuvent garder ces manières plus tard, d’où le moindre nombre de femmes attirées par les activités salissantes et les métiers manuels. Merci pour la remarque je retravaillerai le paragraphe pour qu’il soit olus compréhensible.

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  2. Ce sujet me prend tellement la tête!. Mais je suis d'accord avec tout. "Les petites filles sont souvent découragées de se salir lorsqu'elles jouent": entièrement vrai! pendant que son grand frère jouait dans les flaques,
    j'ai vu une petite fille obligée par sa mère à mettre des petites chaussures en cuir parce que "on porte pas des baskets avec une robe". (déjà, mode des années 50 bonjour)
    Malgré ma réaction assistant à ça "Elle est trop jeune pour se soucier de ça.",la mère a continué de jouer à la poupée.
    la pression que certaines filles ressentent peut provoquer injustement de l'antipathie envers celles qui correspondent aux critères de beauté
    Les femmes ne mettent pas en avant des personnalités féminines intelligentes. C'est un tout petit effort à faire!
    "On attent (coquille) des femmes qu'elles répondent à certains critères de beauté, mais surtout, si elles y parviennent, on ne veut pas qu'elles en soient fières, elles doivent rester humbles"
    En effet, dire qu'on est moche est bien vu et reçu plus positivement car cela fait un appel au réconfort.
    Si on se sent bien, on a pas besoin d'être rassuré. Et on a pas besoin non plus de critiquer l'apparence des autres femmes.
    Or critiquer l'apparence des femmes est une activité sociale très présente, signaler que c'est mal nous exclut socialement.
    Mais de quoi parlerions-nous?
    (Ex: les gens ne savent rien des positions des politiciennes mais critiquent leurs vêtements)

    Je pense que les relations humaines sont tellement creuses que beaucoup de femmes utilisent la beauté pour réclamer l'attention qu'elles n'arrivent pas à avoir par manque de qualités humaines. On récolte de la reconnaissance en faisant des choses et faisant preuve d'intelligence sociale. Je critique aussi celles qui ont pri parti de croire qu'elles sont moches et que ça doit les affecter, et qui se servent trop souvent de ça pour susciter de l'amitié car c'est un comportement manipulateur. Je ne vois pas en quoi se détester est une qualité à encourager en donnant une réaction positive. Donc je ne vais pas encourager quelqu'un qui a ce type de comportement en entrant dans son jeu, ce n'est certainement pas son apparence le problème. Si on manque d'attention c'est peut être aussi parce qu'on ne donne pas aux autres de raison de nous apprécier. Etre jolie n'est en rien un remède à cela.

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