J’ai eu un coup de cœur pour une série de livres récemment. Le premier s’appelle La magie du J’en ai rien à foutre. C’est un livre rédigé par l’anti-gourou Sarah Knight et qui m’a grandement fait avancer. C’est un clin d’œil au livre de la prêtresse du rangement et du désencombrement, Marie Kondo, La magie du rangement. Dans le livre de Sarah Knight, il n’est pas question de trier ses DVD, de se défaire de ses souvenirs ou de plier ses vêtements pour qu’ils tiennent à la verticale. Dans ses livres d’aide à soi-même (car Sarah Knight n’aime pas le terme « développement personnel »), elle parle de Désencombrement mental !

Désencombrer sa tête

Si certains pourraient penser que le désencombrement n’est qu’un acte physique et matériel, à mes yeux c’est une démarche globale qui doit aussi passer par la tête. Nettoyer ses pensées, définir ses envies et besoin, éliminer les parasites. Désencombrement matériel et désencombrement mental devraient toujours aller de pair pour un résultat concluant.

Dans ses livres, Sarah Knight nous invite à réfléchir à tout ce qui consomme du temps, de l’énergie et de l’argent dans notre vie, et à définir toutes ces activités, tous ces sujets, qui nous épuisent, alors qu’on a plutôt envie de s’en foutre dans le fond. Mais nous n’en sommes pas (encore) conscients.
Que ce soit par mimétisme (pour accompagner un partenaire amoureux, un ami, les collègues, la famille), parce que la société nous y pousse (le shopping comme passe-temps alors qu’on n’y prend pas de plaisir, s’enivrer pour s’amuser à une soirée alors qu’on se sent toujours mal le lendemain, aller en discothèque alors qu’on déteste la foule…), ou pour n’importe quelle autre mauvaise raison, il est impératif de se débarrasser de ces choses, personnes et situations qui ne nous procurent pas de plaisir ! On retrouve ici un parallèle très évident avec la méthode KonMari de Marie Kondo, qui invite à désencombrer son intérieur en se demandant à propose de chaque objet, « Est-ce que ça me procure de la joie ? ».

Les messages contraignants ou “drivers”

Ils sont au nombre de 5. Il s’agit de comportements que l’on a intégrés, la plupart du temps par l’éducation (parents, école, adultes…) et qui finissent par prendre trop de place dans notre vie. De manière tempérée, il s’agit de qualités, mais quand ils prennent trop de place dans notre quotidien, ils deviennent freinants.
Les messages contraignants sont “Sois parfait.e”, “Dépêche-toi”, “Sois fort.e”, “Fais plaisir” et “Fais des efforts”. Vous pouvez trouver votre driver (ou vos drivers) en faisant ce test : “Ces messages de notre enfance qui façonnent notre personnalité“.
Il n’est pas question d’essayer d’aller contre ces pensées qui gouvernent notre vie, mais bien d’apprendre à minimiser leur impact et de s’autoriser à sortir de leur emprise pour les utiliser à leur juste dose.

Devenir minimaliste aussi dans les pensées

Si l’on entreprend une démarche minimaliste pour alléger et simplifier son quotidien, réduire les dépenses, gagner du temps, il semble utile d’accompagner cette démarche d’un désencombrement mental. Agenda, sorties, relations, comportements…
Au-delà du double effet bénéfique sur notre qualité de vie, savoir exactement ce qui nous procure de la joie nous évite de nous lancer dans des projets ou hobbies dont on se lassera rapidement, et donc de dépenser de l’argent, d’accumuler les nouveaux objets nécessaires à ces disciplines ou activités, et donc… de ré-encombrer !

Les 3 “objets mentaux” à désencombrer

Pour faire le tri, retrouver le contrôle de son temps, de son argent, de son énergie (et de sa santé mentale, de sa motivation, de son alignement…), il est urgent de désencombrer ces trois grandes catégories mentales :
  • Les “situations” (façons d’être)
    Adoptez le réflexe suivant : dès que tu penses “je dois” ou “il faut”, essaye de changer la phrase et de remplacer par “je veux” ou “j’ai envie”. Si la phrase ne fonctionne pas dans ta tête, demande-toi pourquoi tu te sens obligé.e de faire la chose en question. Tu n’es obligé.e de rien, il faut juste s’en rendre compte ! Tu as le pouvoir de choisir ce qui dirige ta vie.
  • Les activités (tout ce qui remplit ton agenda)
    Prends du recul avant de te lancer dans n’importe quel projet ou de t’engager dans une nouvelle activité. Chaque chose que tu commences t’empêche d’en faire d’autre : choisir, c’est renoncer. Cela ne veut pas dire que tu ne dois plus rien faire, mais je t’encourage à prendre le temps nécessaire pour réfléchir avant de décider.
    Sortir avec des amis, c’est dire non à des heures de sommeil, le budget boissons, etc. Parfois, c’est bien d’être un peu seul et de faire ce qu’on a envie de faire depuis des lustres ! S’inscrire dans un club, c’est donner du temps et de l’argent pour une activité, en as-tu assez pour le faire ?
  • Les relations humaines et les personnes
    Réfléchis aux personnes qui sont importantes pour toi et avec qui tu veux améliorer tes relations, aux relations qui te pèsent et qui te semblent impossible à améliorer (dans une relation, il y a toujours deux acteurs…), à celles que tu dois revoir. Il y a des personnes qui usent ton énergie rien que par leur présence dans ta vie, tu as tout à fait le droit de prendre des distances ou de couper les ponts (sans te comporter comme un trouduc’, comme dirait Sarah Knight dans ses livres).

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