Marie Kondo a beau être l’une des figures emblématiques du désencombrement, j’ai pas mal de souci avec sa philosophie et ses enseignements. Elle donne de bons conseils mais passe à côté de plusieurs choses essentielles, comme l’écologie et l’éthique d’achat, qui sont des valeurs sans lesquelles je ne conçois personnellement pas le minimalisme. Alors au lieu d’apprendre à ranger, et si on changeait notre façon d’acheter ?
Tout comme le métier de Home Organizer se concentre essentiellement sur le rangement, la méthode KonMari a pour but de nous aider à ranger après avoir désencombré. Cependant, l’accent est beaucoup trop mis sur le rangement et l’organisation, et pas sur les nouvelles habitudes de consommation à adopter après le désencombrement et le rangement. Vous avez d’ailleurs été plusieurs à me confier que votre problématique principale en matière de désencombrement et de minimalisme, c’était “comment ne pas retomber dans mes anciennes habitudes ou ré-encombrer après le grand tri”.
On connaît Marie Kondo pour son conseil assez triste de tout jeter, sans penser à donner une seconde vie aux objets (donner ne prend pas plus de temps que de jeter un grand volume d’objets). Je trouve également dommage qu’elle ne parle pas de la nouvelle philosophie de vie à adopter pour maintenir son intérieur rangé sans efforts et vivre mieux, c’est à dire le minimalisme.

Minimalisme vs Rangement : un investissement sur le long terme contre un acte vite fait mal fait

Se borner au tri, au désencombrement et au rangement vous apportera certainement dans l’immédiat de l’apaisement et de la satisfaction, mais d’une part, c’est fermer les yeux sur la pollution et le gaspillage engendrés par nos comportements de consommation, et d’autres part, sans être guidé vers une nouvelle façon de consommer et de considérer les objets, nous avons toutes les chances de retomber dans nos anciens travers. Difficile de changer quand on n’a pas idée de comment faire.
Il y a même un effet pervers à cette tendance. On pourrait être tenté de déculpabiliser d’avoir accumulé, et se dire “Si j’achète des choses inutiles, je n’aurai qu’à les jeter plus tard ou les ranger comme il faut, maintenant que je sais comment faire”.
Se demander simplement si un objet “nous apporte du bonheur” quand nous envisageons de l’acheter, c’est fermer les yeux sur tout un tas de choses, comme l’éthique de fabrication, l’empreinte carbone, mais aussi prendre le risque que l’objet ne nous comble plus de bonheur quelques semaines plus tard. Et donc, se ré-encombrer.
C’est pourquoi, dans ma méthode de désencombrement, j’ai pris soin de traiter aussi le sujet de l’après-désencombrement et de la consommation raisonnée en plus du désencombrement complet de la maison, et de l’esprit.
Mettez du sens dans vos achats, et vous n’aurez plus jamais à désencombrer !
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