Le zéro déchet, le tout bio, le commerce équitable… pas toujours facile de s’y retrouver, pas facile de tout appliquer. On est plein de bonnes intentions mais les moyens ne sont pas toujours à notre portée, et notre rythme de vie nous impose de revoir nos ambitions à la baisse parfois. Avant de viser le zéro déchet absolu et d’autres solutions qui frisent la perfection, j’ai décidé de faire un premier pas significatif, contre le consumérisme, le capitalisme, la globalisation (quand on voit dans quoi le CETA va nous embarquer ça me motive encore plus), je boude les supermarchés !
Ça fait des mois que que je pense à faire mes achats nourriture au maximum dans des commerces de proximité, auprès de coopératives agricoles, au marché… et ça y est, j’ai entamé ce changement cette semaine. Viande, poisson, crèmerie, fruits et légumes, plats préparés maison… on trouve à peu près tout ce qu’on veut dans ces circuits.
J’ai donc été faire mon petit marché pour les victuailles de la semaine, et j’ai été acheter mes fruits et légumes chez un petit commerçant qui vend des produits non traités.

Pourquoi faire le changement vers le commerce de proximité ?

On marque notre mécontentement face à l’économie actuelle : l’économie du trop, du tout disponible tout de suite, du gaspillage, typique des supermarchés

On dit non aux produits qui voyagent de trop loin, on préfère les aliments de saison et qui viennent du coin, ou “au pire” des pays frontaliers, on privilégie les circuits courts.

On réduit ses déchets : les emballages en papier du marché ou du petit commerçant de quartier sont beaucoup moins volumineux que les barquettes en plastiques du supermarché. De plus, bien souvent, en discutant avec les commerçants on réussit à en convaincre quelques uns d’accepter nos récipients réutilisables. Sans parler des produits qu’on peut mettre directement dans son cabas sans emballage.

On est moins tenté d’accumuler plein de choses, on préfère acheter les produits frais au fur et à mesure.

On fait vivre des fermiers et des artisans de la région, des gens de métier qui méritent de toucher un prix correct pour leurs marchandises sans devoir casser les tarifs au détriment de la qualité.

C’est vachement plus sympa comme ambiance que les embouteillages de caddies chez Carrouf’

Et les prix des produits locaux ?

Beaucoup diront qu’acheter en dehors des supermarchés, c’est plus cher. Je pensais comme ça aussi avant.
La réalité, c’est que ce sont les prix des supermarchés qui sont beaucoup trop bas, et s’ils sont parvenus à baisser autant les prix, c’est bien parce qu’ils usent de techniques pour y arriver, qui évidemment ne sont ni en notre faveur, ni en faveur des producteurs.
De plus, si l’on considère uniquement les produits frais, les prix ne sont pas si élevés que ce qu’on pourrait penser.

Comment on s’y prend pour arrêter les supermarchés ?

Il suffit parfois d’ouvrir les yeux pour voir dans son quartier un boucher, une poissonnerie, un maraîcher, une crèmerie… des petites boutiques qui fonctionnent généralement grâce aux habitués mais qui recouvrent petit à petit leur succès d’antan. Franchissez le pas ! Essayez d’aller faire le marché de temps en temps ou trouvez quelqu’un pour y aller pour vous. Vous pouvez mettre en place une initiative entre voisins et y aller à tour de rôle par exemple.
Si vous n’y arrivez vraiment pas, il existe des associations comme La Ruche qui dit Oui! (France et Belgique) ou eFarmz (Belgique), pour ne citer que celles que je connais.

Bonne continuation dans la voie du mieux 👏

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