Même si l’important reste le voyage, les choses que l’on vit au quotidien, notre cheminement… c’est important de savoir vers quoi on veut se diriger. Il faut accepter de ne pas tout contrôler, se laisser porter par les événements, tout en prenant une direction cohérente, pour nous. C’est la meilleure façon d’avancer.

Pour cela, commence par dresser tes objectifs à court, moyen et long terme. Des objectifs réalisables mais ambitieux qui te permettent de te rapprocher de qui tu es et d’être aligné.e. Je me suis prêtée à l’exercice, je vais partager avec toi ce qu’il en est ressorti pour moi, et j’aimerais aussi savoir :

Sais-tu où tu vas et quel est ton objectif de vie ? As-tu des rêves ou des choses qui t’appellent mais vers lesquels tu n’oses pas aller ?

Ce que tu en fais de ces objectifs de vie ?

Lorsque j’établis, je note également les actions à entreprendre, maintenant et plus tard, pour y arriver. Ça me permet de gérer les 3 ressources sacrées restituées par le minimalisme : temps, argent, énergie.

Dans une société qui court tout le temps, où les to-do list n’en finissent plus, connaître ses objectifs (concrets et abstraits, proches ou éloignés) permet également de faire le tri dans les activités “parasites”, inutiles, qui ne nous procurent rien maintenant ou plus tard.

Et puis aujourd’hui je les publie ici, parce qu’il paraît qu’une fois rendus publics, on ne peut plus s’y soustraire !

Définir ses objectifs de vie pour une existence plus alignée

Mes objectifs à 1 an (avril 2020)

Ce sont ceux qui me posent le plus de problèmes et que j’ai réécris plusieurs fois sans vraiment les avoir atteints. Je suis tout le temps dans l’impatience et la précipitation, et en même temps je suis perfectionniste (= je me traîne à force de peaufiner, et j’abandonne par peur d’échouer). J’ai besoin de concret rapidement alors que les changements que j’ai entrepris récemment (plutôt gros !) nécessitent du temps. Oui, je prône la slow life, mais j’aurais bien besoin d’une cure !

Mon eBook est disponible

Objectif atteint puisque j’ai auto-édité mon guide Moins de choses, plus de MOI. Je ne sais pas encore quel sort je lui réserve pour l’avenir (le publier sur une autre plateforme dès que je peux ça c’est sûr, peut-être le présenter à des maisons d’édition mais plus tard…).

Quitter le salariat

Objectif atteint également, mais pas comme je l’avais envisagé. Ces derniers mois, je souffrais vraiment d’être enfermée dans mon boulot pépouze de salariée en CDI. J’ai atteint le trop-plein. J’avais demandé une réduction de mi-temps pour lancer mes projets en à-côté, mais je n’y arrivais pas car j’étais trop déprimée par mes 19 heures de prison par semaine.

Et il m’est arrivé quelque chose d’étrange, de déroutant, et de dérangeant pour quelqu’un comme moi. Alors que je pensais me lancer corps et âme dans mon activité dès que je serais libérée de mon contrat, je me suis retrouvée complètement perdue. Plein de choix qui s’offrent à moi. Pas possible de me lancer sur une seule piste.

Depuis que j’ai quitté mon emploi, j’ai passé des heures à faire ce que j’aime sans me soucier de rien d’autre : dormir suffisamment (trop ?), regarder des animés, écrire mes romans, plancher sur mes blogs…

Plutôt que de courir après le travail freelance, je me suis dit qu’il existait d’autres schémas que je n’avais pas encore envisagés, comme travailler quand j’en ai besoin, mettre de côté, puis arrêter (faire des intérims par exemple). C’est d’ailleurs la façon de faire de l’amie dont je te parlais dans l’article Acheter moins, travailler mieux, vivre autrement. Bref, j’ai décidé de ne pas m’inquiéter avant que la situation ne soit inquiétante ahah !

Je me laisse le temps pour expérimenter, définir si le freelancing me convient, retoucher au salariat dans un autre domaine pour voir ce qui en ressort… et j’établirai mes futurs objectifs à long terme quand j’y verrai plus clair.

Trouver mon Ikigai

Objectif tout récent suite à mon gros bazar mental. J’ai lu un livre sur le sujet de l’Ikigai, j’ai fait des exercices, je sais ce qui m’anime… mais je n’arrive pas à décrocher de tout le reste pour me lancer corps-et-âme dans ce projet (d’ailleurs, ce n’est pas ce que conseille le livre de l’ikigai, attention aux raccourcis pris dans les articles sur le sujet…).

Signer mon premier contrat freelance

Sache que la vie de freelance est loin d’être un long fleuve tranquille. Alors oui, tu quittes ton patron, mais tu hérites de clients à gérer toi-même. Ils peuvent être faciles et agréables, ou franchement prise de tête. Après avoir essayé de communiquer avec un gros client qui voulait me faire bosser comme chargée de communication, mais qui voulait surtout l’équivalent d’un employé temps plein qui ne bosserait que pour lui, j’ai été vraiment découragée.

J’ai signé un premier contrat freelance dans les délais que je m’étais fixée, mais en one shot et pas de quoi payer mes frais mensuels. Très loin de là !

Cependant, je veux vraiment sélectionner mes clients plutôt que courir après une succession de contrats. Donc pour l’instant, je suis assez passive. La vente n’est pas mon métier (certainement pas pour me vendre moi-même !) donc je me cherche.

Réaliser mon premier coaching

J’ai du mal à trouver mon public, car la plupart des gens qui s’intéressent au désencombrement recherchent “juste” un home organizer, pas cher surtout. Vulgairement, quelqu’un à payer pour mettre de l’ordre chez eux. Alors que c’est à mille lieues de ce que je propose. Mais je ne lâche rien, je dois juste accepter de prendre le temps nécessaire pour rencontrer mon public, grâce au blog et à mes ateliers. J’ai commencé à exploiter la solution des ateliers en ligne également, avec un coaching en distance.

Publier Big Universe

L’année dernière, mon roman s’est classé finaliste sur plus de 100 participations à un concours organisé par une maison d’édition. Je suis passée pas loin de gagner un contrat d’édition. Repartie avec les conseils de la maison d’édition et du jury, j’ai réécris mon histoire pour en faire un roman suffisamment séduisant pour le présenter à d’autres maisons d’édition. Jusque juin 2019, l’organisateur du concours a une option sur le texte, mais dès qu’elle sera levée, je proposerai le texte aux maisons d’édition de mon choix. Après 6 mois si pas de réponse positive, je me tournerai vers l’auto-édition (même si j’ai une préférence pour l’édition par un éditeur en matière de romans). C’est bien un objectif que je sais réalisable, et qui sera réalisé.

Tu peux suivre mes aventures d’autrice sur ma page Facebook dédiée ou via mon autre blog.

Publier une romance

Il y a quelques mois, il m’a pris l’envie d’écrire une histoire de romance érotique (PAS un truc nul à la 50 nuances, du moins je l’espère !), roman qui est presque bouclé à l’heure actuelle. C’était à la fois un défi, un pari, un test, un besoin… Même trajet que l’autre : tentative d’abord via maison d’édition, passage ensuite vers l’auto-édition (où le marché est beaucoup plus large qu’en SF…).

Avoir réintégré le sport dans ma vie

Avec deux sous-objectifs : ne plus avoir mal au dos et retrouver un corps qui me plaît. Celui-ci me fait vraiment peur (l’objectif, pas mon corps, pas encore…). J’ai du mal à retrouver mon énergie vitale après autant d’années à me bouder moi-même et à m’ignorer, et après avoir réellement manqué de temps pendant deux longues années (boulot temps plein + études tous les soirs et le samedi + les blogs + lancement de mon activité + essayer de vivre un peu…).

Je ne m’imagine pas aller dans une salle de sport climatisée, ni m’inscrire à un cours où je devrais respecter les horaires. Restent le yoga et les pilates, que je fais chez moi, et le jogging, auquel je dois me remettre gentiment.

Au début, je m’étais fixé l’objectif de faire 15 minutes d’activité chaque jour (gym à la maison, marche, etc.), je l’ai fait pendant un moment… puis l’hiver est arrivé.

Par une fille absolument par fan de Game of Thrones

Bien manger

Celui-là me pose autant de problèmes que le précédent. Je pense me placer des objectifs graduels (1x/semaine pendant 2 mois, puis 2x/semaine, etc.) pour y arriver.

Bien manger, c’est manger sain et équilibré, local, moins transformé, bio si possible, végétarien, de saison, etc. J’ai vraiment du mal à me mettre à la cuisine.

Gagner au moins xxxx € par mois

Alors, après avoir été confrontée à la réalité du freelancing, j’ai complètement revu le chiffre initialement décidé (qui correspondait plus au bénéfice que je voulais retirer qu’à la somme que je voulais gagner, grosse différence en tant que freelance).

J’ai appris à me connaître et connaître mes besoins. J’aspire à ne pas travailler jusqu’à l’âge de la pension (écrire des romans ou des articles ça ne me dérange pas, mais le reste merci…) par exemple, donc j’ai besoin de mettre de l’argent de côté. Je veux voyager, donc j’ai besoin d’un peu d’argent pour ça aussi.

Le minimum que je veux avoir en poche chaque mois est le même dans mon objectif à 1 an et à 25 ans. Certains diront qu’il s’agit d’une peur de l’argent, ou d’un refus de réussir, mais je n’ai pas pour ambition de devenir riche. Ma seule ambition, c’est de pouvoir vivre ma vie simple mais épanouissante sans m’inquiéter pour l’argent.

Connaître ses objectifs de vie pour éclore

Mes objectifs à 5 ans

Là, je suis vraiment dans la projection de la vie que je voudrais avoir maintenant, mais qui n’est pas encore à ma portée car j’ai des choses à accomplir pour y arriver. Mais c’est ma vie rêvée du moment, celle pour laquelle je fais tous ces changements dans ma vie, celle que j’ai décidé de poursuivre.

M’expatrier

Le Japon me faisait rêver quand j’étais petite. Puis j’ai passé une quinzaine d’années enfermée dans mon faux-self et j’ai mis de côté tout ce qui comptais pour moi pour créer une vie qui répondait aux exigences des autres.


J’ai redécouvert ma passion pour le Japon récemment, et j’ai entrepris un truc que je n’avais absolument pas vu venir : prendre des cours de japonais. Au début pour le fun, je me disais que j’apprendrais juste le parler et l’audition, mais très vite, je me suis retrouvée dans un état de grosse excitation. Apprendre, j’adore, et cette langue est passionnante.


Comment j’ai commencé à apprendre le japonais
Le témoignage de Laura, ancienne accro au shopping partie bourlinguer à Bali


Du coup, dans mes objectifs à 1 an, il y a aussi “atteindre un niveau conversation basique en japonais”, mais comme cet article est presque plus long que mon roman érotique j’ai abrégé un peu.

Le Japon peut sembler un choix particulier pour une écolo féministe qui boude un peu le salariat, mais il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Je ne sais pas si je voudrais y vivre toute ma vie, je ne sais pas combien de temps j’y resterai. J’ai une envie furieuse de partir sans billet-retour. Visiter sans stress, vivre la culture à fond. Je sais que je commencerai par du WWOOFing. Après, je verrai ce qu’il sera possible de faire pour m’y installer.

Le Québec est également une destination qui me tente beaucoup (et pour laquelle je n’ai aucun frein niveau langues).

Obtenir mon diplôme d’informatique

J’ai commencé un bachelier en informatique pour devenir programmeuse il y a 2 ans 1/2, en horaire décalé. Des études en dents de scie (à presque 30 ans avec un boulot à côté, c’était pas les vacances) par rapport auxquelles j’ai eu plusieurs fois envie de baisser les bras… Sauf que derrière ce découragement, il y a une grosse motivation : celle d’être certaine de trouver du boulot en free (dans un domaine lucratif), ou de bosser quelques années bien payées et mettre de côté, ou de trouver facilement un job au Japon ou au Québec (ou ailleurs) une fois ce diplôme en poche. Donc, ça me fait réfléchir.

Je développe aussi de vagues projets de serious gaming pour sensibiliser à l’écologie, à la consommation raisonnée… et j’aimerais avoir toutes les clés en main pour réaliser mon projet quand la grande idée viendra.

Aussi, l’informatique représente ce qui me manquait dans ma carrière : la réalisation personnelle, la réflexion, la résolution de problème, la production de solutions, l’effort intellectuel, les perspectives d’évolutions variées et réelles…

Lire aussi : J’ai repris les études à 30 ans alors que j’avais un CDI et une carrière stable

Avoir repris la danse et un sport de défense ou combat

J’ai arrêté quasi totalement le sport en reprenant mes études en cours du soir, après avoir pratiqué la danse pendant dix ans. Ça me manque beaucoup.

Avoir un revenu récurrent sécurisant

J’ai du mal à chiffrer car j’ai du mal à savoir de quoi j’aurai besoin à ce moment-là. Mais je veux avoir un revenu récurrent grâce à la location (de mon logement ou d’une chambre) + les droits d’auteur sur mes livres et romans + des ateliers numériques sur ce blog (que je suis en train d’élaborer). C’est ça aussi l’esprit Ikigai : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier pour alléger la pression relative à son gagne-pain et être plus libre.

Être (re)connue

En tant que blogueuse influente en matière de minimalisme et de transition, et en tant qu’autrice.

Je veux peser dans le game gros.

Connaître ses objectifs de vie pour se respecter

Mes objectifs à 25 ans

Alors là, je ne respecte plus rien. Mes objectifs ne sont absolument pas chiffrés, précis, etc. etc., pas SMART donc, mais je sais que dans 25 ans je veux :

  • être heureuse
  • être nomade (pas attachée à/dépendante d’un lieu)
  • écrire
  • être “rentière” (vivre sur mes économies, sur les droits d’auteurs, sur la location, etc.)
  • bien manger mais sans cuisiner : avoir un chef à domicile, un.e ami.e qui me fait à manger, commander des plats auprès d’un chef local…
  • ne pas avoir mal au dos et être en forme, avoir de l’énergie
  • vivre là où j’aime la météo, où il n’y a pas d’agitation, où je me sens à ma place (je ne sais pas si je serai installée quelque part, baroudeuse, semi-baroudeuse… j’ai besoin de me retrouver pour savoir)
  • ne plus posséder de voiture
  • ne pas m’en faire pour l’argent

Pfiou… franchement, il y a des gens qui ont lu jusqu’ici ?

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