Il y a des périodes où je lis beaucoup, et d’autres où je ne prends pas le temps. Ces derniers mois, j’ai beaucoup lu (comme en attestais mon budget du dernier semestre). En réalité, depuis que j’ai commencé à me poser des questions sur le sens de ce que je faisais au quotidien, sur ce que je voulais faire de ma vie… j’ai tourné les pages de beaucoup de livres de développement personnel et de bien-être.

Il y en a un qui a provoqué un grand changement dans ma façon de consommer et m’a lancée sur la voie du minimalisme, un autre qui m’a décidée à quitter mon boulot, claquer ma dem’ et faire ce qu’il fallait pour devenir entrepreneure. D’autres m’ont réconfortée, ou apporté des clés…

Dans cet article, je vous présente 5 livres qui valent, selon moi, la peine d’être lus. Je vous raconte ce qu’ils ont eu comme impact et ce qu’ils m’ont apporté. Tu remarqueras que, malgré le lien pas toujours direct, tous ces livres dégagent des idées de slow life et de minimalisme, que les mots soient franchement utilisés ou non. Le bonheur serait-il dans le peu, la simplicité et la lenteur ?

N’hésite pas à me dire en commentaire quel est le livre qui a eu le plus d’impact dans ta vie ! Tu trouveras à la fin de l’article les liens vers les différents bouquins de développement personnel dont je parle dans l’article.

femme qui lit un livre bien-être et développement personnel dans la nature

Zéro déchet Béa Johnson

C’est le livre qui m’a ouvert les yeux sur notre mode de consommation actuel. Plus précisément, c’est en assistant à une conférence de Béa Johnson, de passage en Belgique, que j’ai entrepris de gros changements en ce sens… jusqu’à devenir adepte du minimalisme. Quand j’ai tenu dans les mains le livre “Zéro déchet”, j’étais encore une collectionneuse et acheteuse compulsive, matérialiste et superficielle. Ce livre est arrivé dans ma vie pile au bon moment pour me permettre d’évoluer vers la personne que je suis aujourd’hui.

Loin d’être juste un guide pratique sur le zéro déchet, ce livre parle autant de réduction des poubelles que de désencombrement et de minimalisme, tout en questionnant sur ce que deviennent les objets que nous abandonnons régulièrement au profit de nos nouveaux achats.

J’ai toujours ce bouquin dans ma bibliothèque aujourd’hui (c’est peut-être mon livre le plus ancien à ce jour) car je souhaite le relire encore pour l’inspiration qu’il m’a apporté.

Les obsessions et complexes qu’on essaie de dissimuler ne sont pour autant un secret pour personne : crèmes miracle prétendant nous faire rajeunir, produits de beauté nous promettant de corriger nos imperfections et autres parfums envoûtants censés attirer le sexe opposé remplissent les tiroirs de la plupart des salles de bains.

Ces produits nous coûtent des centaines d’euros chaque année, mais finissent par attirer la poussière et se retrouvent un jour ou l’autre à la poubelle.

Qui peut nous blâmer d’accumuler de tels produits ? Les médias nous éblouissent avec des photos retouchées, des visages parfaits et des corps toniques. Saison après saison, les publicitaires imaginent de nouveaux must-have, des ombres à paupières ou des soins pour la peau high-tech.

Avec toutes ces images en tête, il est difficile de se sentir beau, et cela se voit dans nos salles de bains : c’est notre manque de confiance en nous qui nous encombre.

Béa Johnson, Zéro Déchet

Les produits manufacturés sont pratiques, mais ils nous éloignent du processus de fabrication. Moins on a recours au fait maison, plus on devient dépendant de l’industrie.

Béa Johnson, Zéro Déchet
bureau avec des livres pour trouver la motivation en tant qu'entrepreneur

La magie du J’en ai rien à foutre (et le reste de la série) de Sarah Knight

Lorsque j’étais au plus mal dans mon job, en pleine remise en question, que je n’arrivais pas à trouver la porte de sortie, et le courage de m’engager dans sa voie, j’ai trouvé ce livre coup-de-pied-au-cul que l’auteure défini elle-même comme un “anti-livre de développement personnel”, plutôt un guide d’aide à soi-même.

Il ne s’agit en fait pas d’un mais de trois livres, dont le premier s’appelle La magie du J’en ai rien à foutre (écho à “La magie du rangement” de Marie Kondo), qui nous invitent à désencombrer notre mental, se recentrer sur ses propres opinions et besoins, retrouver du sens, et prendre les actions nécessaires pour atteindre ses objectifs.

Lire aussi : “Comment on fait pour être heureux ?

Ces trois bouquins font aussi partie de ma petit bibliothèque (je vous fais faire le tour de chez moi sur la chaîne Youtube). Je les avais pourtant empruntés à la bibliothèque, mais je voulais absolument pouvoir les relire dès qu’une piqûre de rappel serait nécessaire ! D’ailleurs, l’autrice a publié un quatrième livre dans la série que j’ai très envie de découvrir dès qu’il sera traduit…

Les enfants n’ont pas l’expérience de la vie, ce qui explique en partie pourquoi ils n’en ont rien à foutre. Tout est bien rangé dans leur tête parce que la connerie du monde qui nous entoure ne s’y est pas encore accumulée. Ils n’ont rien à y mettre en ordre. 
Sales petits veinards. 
Mais la vie est injuste, et eux, tout comme vous, ne resteront pas toujours des enfants. À un moment donné, on doit tous faire avec et cesser de porter des baskets à velcro. Ce qui dépend entièrement de vous, en revanche, c’est de retrouver le chemin jusqu’à ce point d’équilibre magique où le fardeau de l’âge adulte est allégé par un zeste de l’enthousiasme enfantin du « j’en ai rien à foutre »

Sarah Knight, La magie du J’en ai rien à foutre

A lire aussi : Beauty Sick, la maladie de la beauté, ou comment les exigences esthétiques de notre société blessent les femmes


La méthode Ikigai de Hector García

On parle d’Ikigai partout. Après la tendance des mots nordiques imprononçables (ne vous inquiétez pas, on y vient), c’est la mode des termes japonais dont on essaie d’expliquer les kanjis.

J’ai parlé de mon Ikigai avec ma coach de vie, je savais donc plus ou moins qu’il était question de trouver ce qui nous fait vibrer au quotidien et comment gagner sa vie grâce à cette activité. Je n’étais donc pas très motivée à lire ce livre, puisque les schémas pour trouver son Ikigai fleurissent sur le web. C’est pendant une période de boulimie de livres que j’ai ouvert celui-là, et j’ai été surprise d’y trouve bien plus que ce à quoi on limite ce terme habituellement.

schémas et dessins pour trouver son ikigai
Faites une recherche sur Google. Sur le web, Ikigai semble se limiter à ce seul schéma pour trouver le sens de sa vie active.

Le livre parle autant de trouver ce qui nous fait vibrer que de slow life, de relations, d’activité physique et d’alimentation, de nature, d’ancrage… On y soulève également des sujets tels que la résilience, l’antifragilité, le bouddhisme et le stoïcisme, sur lesquels j’ai maintenant envie d’en apprendre beaucoup plus également.

Il existe plusieurs livres sur le sujet, je n’ai pas lu les autres.

10 règles Ikigai

Reste actif, ne prends pas ta pension

Vas-y doucement

Entoure-toi de bons amis

Ne remplis pas ton estomac

Reste en forme

Souris

Reconnecte-toi à la nature

Soit reconnaissant

Vis le moment présent

Suis ton Ikigai

Extrait traduit par mes soins car j’ai lu le livre en anglais

Le livre du Hygge de Meik Wiking

Le hygge, c’est ce concept abstrait qui est apparu lors du courant “les gens des pays nordiques sont plus heureux, faisons comme eux“. Il existe d’ailleurs d’autres livres dans la même trempe (en plus des nombreux titres sur le hygge) : sisu, lagom (l’art de vivre avec le nécessaire, en équilibre… bref, le minimalisme raconté par un Danois), lykke…

Le hygge invite à se sentir bien chez soi, en petit comité, à s’entourer de personnes avec lesquelles on se sent à l’aise, dans une certaine décontraction, sans prise de tête. Quand j’ai lu ce livre, j’y ai glané de belles idées pour le quotidien, mais je me suis aussi rendu compte de l’importance de relations dans notre vie, à un moment où je me sentais très isolée.

J’ai résumé les grandes idées du Hygge dans un article.

La simplicité et la fonctionnalité sont les caractéristiques traditionnelles du design danois, et le goût des Danois pour la modestie est tel que s’étendre sur ses réussites et montrer à tout le monde sa Rolex n’est pas seulement mal vu, mais est carrément accusé de gâcher le hygge. En gros, plus il y a de bling-bling, moins il y a de hygge.

Le hygge se caractérise également par une grande prévenance spontanée. Personne ne se met en avant ou ne domine la conversation pendant trop longtemps.

Meik Wiking, Le livre du Hygge
homme qui lit un livre de développement personnel et réfléchit dans un bois

Playing with FIRE de Scott Rieckens

Il ne s’agit pas ici de jouer avec le feu, mais bien de l’acronyme Financial Independency Retire Early, soit comment devenir indépendant financièrement (de la société consumériste et salariale) pour pouvoir arrêter de travailler plus tôt que prévu.

C’est en fait tout le mouvement FIRE qui me fascine : ces gens qui, à 20 ou 45 ans, se rendent compte que leur vie est en train de brûler et qu’ils n’en profitent pas, à cause de la surconsommation. Cette prise de conscience les amène alors à changer totalement leur mode de consommation, à économiser, à se rencontrer sur l’utile et le nécessaire, pour viser une vie qui leur appartient. Pourquoi l’état devrait-il décider de la date à laquelle on devrait pouvoir commencer à vivre ?

Pour être tout à fait honnête, je me suis un peu perdue dans ce livre car je l’ai lu en anglais (il n’est pas encore traduit, et même si je suis plutôt à l’aise dans la langue, les explications financières m’ont un peu usée…), pendant une période de boulimie de livres, et que l’auteur raconte beaucoup trop sa vie (j’aime quand c’est concret et droit au but), mais j’y ai quand même trouvé de l’inspiration. Il existe de nombreux blogs, sites et médias à propos du mouvement FIRE (souvent en anglais), c’est un monde très intéressant, un mode de pensée en dehors de la boîte qui mérite qu’on s’y penche.

Pourquoi est-ce si difficile de joindre les deux bouts ? La raison, c’est qu’il y a un piège énorme, brillamment vendu, qui se trouve juste entre nous et notre objectif de vivre la vie heureuse et satisfaisante à laquelle nous aspirons, qui nous emprisonne dans le rythme de vie coûteux, occupé, stressant et perturbant que nous connaissons presque tous aujourd’hui. Ce piège, c’est quelque chose qu’on appelle “consumérisme”, mais qui est tellement universel et bien déguisé quand la plupart des gens appellent ça “la réalité”.
Nous échangeons la majeure partie de notre temps libre contre de l’argent en occupant le job le mieux payé qu’on puisse trouvé, mais ensuite nous échangeons cet argent contre les objets les plus chers que l’on peut se permettre d’acheter (…) pour grimper encore plus sur cette échelle du luxe dès que nous le pouvons.
Dans le cas, très probable, où nous venons à manquer d’argent, nous considérons qu’il ne nous reste plus qu’à sortir et gagner plus d’argent.

Extrait traduit par moi-même depuis la version anglaise

Trouver ces livres sur Internet

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