31 juillet 2017

Enterrement de vie de jeune vie, tenue de mariage et babillages du weekend

 
Ce weekend, j’ai vécu une grande première : j’ai participé à mon premier enterrement de vie de jeune fille (EVJF pour aller plus vite). J’en discutais sur messenger avec un pote, je redoutais assez la journée, qui allait me vider de mon énergie à coup sûr. Je reportais encore un essai dans une chorale le vendredi soir pour économiser toutes mes forces pour le samedi d’EVJF. Cette journée allait être une épreuve car j’allais être entourée de filles qui piaillent, qui gigotent, qui poussent des petits cris aigus. Avec mon pote on rigolait en s’imaginant des scènes de films sur des brûlages de culotte (synonyme d’EVJF mais je sais pas si vous le dites aussi en France ?), des scènes bien genrées et pleines de rose.
 
 

Du coup je me préparais non seulement à un événement hyper social, grosse épreuve pour moi, mais en plus il faudrait s’intégrer dans cette ambiance spécifique où je ne me sens pas à ma place.

N’étant pas une grande fan du  meme concept de mariage, ni d’EVJF (ni d'EV de garçon, puisque ces deux notions suggèrent que le mariage, un acte volontaire chez nous, c’est la fin de la vie, et donc, pourquoi ??), ayant des idées non conventionnelles sur plein de choses (pour moi c’est devenu une galère de parler avec beaucoup de femmes qui ne pensent qu’au shopping par exemple, ou qui se complaisent dans la patriarchie, celles qui ne parlent que de mecs actuels futurs et éventuels, etc.) je savais que ce serait particulièrement éprouvant. Désolée pour cette phrase de 5 lignes, j’essaie de corriger ce défaut pour mon roman, mais parfois je me laisse emporter.

Bref. Il fallait quand même que je le fasse, parce que c’était important pour mon amie.

Le premier défi était de s’habiller en fonction du thème imposé pour les participantes, mais j’ai réussi à composer ma tenue pour l’occasion avec ce que j’avais, sinon j’aurais fait au mieux, mais pas question d’acheter des choses pour l’occasion que je n'utiliserais plus par la suite. De toute façon, comme je me doutais, plusieurs n’ont pas joué le jeu.

Il fallait apporter un objet qui remémorait un souvenir avec la future mariée, j’ai aussi réussi à faire du zéro déchet et à ne pas acheter une connerie qui pourrirait dans un carton dans le fond du garage.
 
 
 
 

Par contre dès le matin, le déballage de plastique et d’objets à usage unique a commencé, et toute la journée j’ai dû regarder les autres gaspiller pour se divertir comme si c’était nécessaire, ça m’a un peu attristée même si je n’ai rien dit. Ça passe par les accessoires de déguisement à usage unique (mais heureusement certains éléments ont été réutilisés d’un EVJF précédent), les accessoires à selfie (ça s’appelle des photobooth apparemment les gens dans le coup connaissent), le petit déjeuner : des pains au chocolat industriels emballés individuellement (la future mariée étant végane, elle n’en a même pas mangé en plus…), les langues de belle-mère et les pistolets à eau qui ont certainement fini à la poubelle après leur courte vie de 2 minutes chrono. Sans parler des objets collectés pendant les gages, comme un tampon qu’"on" a ouvert pour s’amuser alors que certaines femmes n’ont pas les moyens de s’acheter des protections hygiéniques et que les centres d’accueil pour femmes en ont besoin. Et le clou, la culotte neuve qui a été brûlée sur la place de notre ville, quand on connaît le désastre écologie que représente l’industrie textile, quand on sait que certaines personnes ne peuvent pas se payer de vêtements… C’est difficile d’être la seule personne à penser à tout ça quand tout le monde autour de toi s’éclate sans que ça ne leur traverse l’esprit.
Alors oui, tu vas me dire, c'est juste une fois dans sa vie (ou deux, ou trois, généralement pas plus lol), mais c'est ça, plus les anniversaires, plus telle et telle occasion. C'est ce besoin irréfléchi de gaspiller pour s'amuser et de consommer sans penser qui me dérange...

Du coup le lendemain, je me demandais pourquoi certaines personnes ne pensent pas le moins du monde à tout ça, à l’écologie, à l’éthique, etc. alors que d’autres sont accablées par ces pensées, sans raison flagrante à la base.

J’ai dû subir les discussions sur les enfants (entourée de femmes dans la trentaine évidemment on n’y coupe pas), devant des femmes qui vantent le bonheur d’être mère, puis finalement lâchent le morceau, la vraie raison de l’enfantement : « Jusqu’à 40, 50 ans ça va, tu profites encore de la vie t’es occupée, mais après, tu t’ennuies, t’as plus personne, t’imagines si tu es seule sans enfants ». Ok, on a mis le doigt dessus, pour une fois j’ai eu l’occasion de faire remarquer à la personne que c’était horriblement égoïste comme façon de penser.

Il y a eu toutes ces discussions sur les vêtements aussi. Ce moment où j’ai appris que la mariée voulait qu’on soit habillées en long le jour du mariage, et où ça parlait vêtements entre les femmes présentes. J’aurais été tentée de leur parler de slow fashion, de la mode jetable, des sweatshops, de l’intérêt (aucun) d’acheter un vêtement qu’on porte une fois au cours de sa vie et puis plus jamais, mais je ne sentais pas les autres réceptives, j’ai juste évité d’approfondir. Car une chose est sûre, je n’achèterai pas de robe longue pour l’occasion. J’avais choisi une robe longueur genoux, blanc et noir, la robe que j’avais achetée pour les occasions habillées. Puis quelqu’un a encore évoqué cette fameuse règle d’or, les invitées ne portent pas de blanc à un mariage. Donc pour l’instant j’hésite entre ma longue robe noire en coton ou porter quand même la robe prévue. Je vais aller voir en friperie si je peux trouver une longue jupe voile à porter dessus mais je serais vraiment chanceuse de trouver.

Finalement, les brûlages, ce sont des traditions, on ne sait même pas vraiment ce que ça représente, à part comme je le disais, un sous-entendu qu’on ne s’amusera plus jamais après s’être marié (ça donne envie…) et qu’on a besoin de s’éclater une dernière fois en se faisant remarquer dans la rue.
 
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Le dimanche, retour au confort, on a joué à Pokémon Go avec l’homme, les légendaires sont arrivés il y a une dizaine de jours je pense et depuis on a vraiment beaucoup joué, du coup on a aussi rencontré plein de gens dans notre ville. Par contre j’ai l’impression de ne plus rien avoir fait à part bosser et jouer à Pokémon Go depuis que ça a commencé, et en même temps il y a plein de choses que je voudrais faire. Ce dimanche après une sortie matinale, on a fait d’autres choses, comme regarder Twilight (4ème volet, on se (re)fait toutes les sagas, on a déjà regardé Le seigneur des anneaux, Le Hobbit, Harry Potter… comme s’il n’y avait pas plein de nouveaux films à regarder) et jouer à Mario Kart. Et j’ai réfléchi un peu à mon roman et relisant mes notes.

Le weekend est passé super vite mais c’est ma dernière semaine de boulot avant les vacances, j’ai vraiment hâte d’y être car pour l’instant j’en ai vraiment marre du taf, on enchaîne les cas merdiques (alors que pendant les grandes vacances on est censé se tourner les pouces gentiment…)

Et toi, tu as passé un bon weekend ?

27 juillet 2017

Est-ce facile de manger végétarien à l'extérieur?

Non. Voilà, merci d'avoir lu cet article, à bientôt. Je déconne. Enfin, oui c'est assez compliqué de manger végétarien en dehors de son chez-soi, mais on va développer un peu évidemment, et ce n'est pas impossible loin de là...

Ce mois-ci c'était la première grosse épreuve depuis que je ne mange plus de viande ni de poisson, on a passé une petite semaine de vacances dans la famille de Mr Flonicles. Au programme, des repas en famille, et des restos avec les amis.

Comme je le disais déjà dans ma vidéo, dès le début j'ai constaté que le régime végétarien n'était pas si commun que je le pensais, et que dans les restos il n'y avait pas toujours d'alternatives végé.

Le resto que les amis de monsieur avaient choisi à la base ne proposait pas de trucs sans viandes, c'était un resto tapas, je m'imaginais qu'ils auraient des olives, des poivrons farcis, des légumes à l'huile... mais apparemment le seul plat sans chair animale, c'était des patates, juste ça. Du coup je culpabilise un peu dans ce genre de cas, même si finalement le nouveau choix de resto convenait mieux à d'autres personnes aussi (ouf, je n'ai pas plombé la soirée à cause de mon régime).

Les repas chez les gens se sont bien passés aussi. De manière générale ils ne savent pas trop quoi faire à manger pour un végétarien, ils ont peur de mal faire, se prennent la tête. Pourtant c'est facile, il existe des faux steaks et autres succédanés végétariens dans tous les supermarchés maintenant, ou encore il suffit de servir les légumes et féculents sans viande pour celui qui n'en mange pas, quitte à remplir un peu plus l'assiette du reste (Ma conscience écolo a rédigé un article à ce sujet). Quand on est végétarien et pas végétalien, c'est encore plus facile car il ne faut pas faire attention aux sauces qui contiennent des produits laitiers, on peut remplacer la viande par des oeufs, etc.

Voici par exemple ce que j'ai mangé :
  • une salade de riz avec plein de trucs dedans, dont des oeufs (tout le monde a mangé la même chose)
  • des frites et des haricots, que j'ai accompagné d'un oeuf cru (les autres mangeaient de la viande)
  • des pâtes avec des steaks au fromage sans viande (les autres mangeaient des pâtes sauce tomate et boulettes de viande, je suis tellement conciliante que j'aurais juste mangé les pâtes à la sauce tomate, mais puisqu'on avait prévu quelque chose spécialement pour moi...)


Le reste du temps, on s'est fait des petits restos en tête à tête, ou on a été faire nos courses pour deux, et là pas de problème. Par contre pour un vegan je pense que c'est juste impossible de manger dans un resto lambda, qui n'est pas spécifiquement vegan friendly ou végé, car la plupart du temps j'ai dû choisir un plat au fromage. Ou alors il faut à chaque fois demander de servir sans fromage,  mais une pizza sans fromage par exemple c'est plus grand chose...

On est tombé sur une brasserie vachement sympa qui proposait plusieurs plats végétariens, loin de la petite salade verte fade, j'ai pris un croque veggie, des légumes grillés dans des tartines, le tout gratiné au fromage (ouais, bonjour le gras). Lors du resto entre amis, il n'y avait pas beaucoup de choix sans viande, je me suis rabattue sur une flammekueche façon pizza aux quatre fromages. La meilleure surprise était la chaîne de buffet/wok asiatque Ô Panda, depuis que j'ai arrêté de manger de la viande je me désole de ne plus pouvoir commander de poulet aux noix de cajou, de porc au caramel, etc. car le seul plat sans viande proposé tel quel généralement, ce sont des nouilles sautées aux légumes (peut-être qu'en demandant, on peut avoir une sauce spéciale, je n'ai pas encore testé...), mais je n'avais jusque là pas pensé aux formules wok en self-service, et j'ai donc pu m'offrir un délicieux wok aux légumes avec la sauce de mon choix. Il y avait aussi des makis sans poisson et d'autres trucs à grignoter aux légumes.







En dehors de cette semaine de vacances, j'ai été tester un nouveau restaurant syrien près de chez moi. Dans la cuisine orientale il y a beaucoup de possibilités de plats sans viande, si vous aimez la cuisine indienne, libanaise, maghrébine... ils proposent des plats sans viande (et je pense pas mal sans produits animaux aussi).


J'ai aussi été manger un barbecue chez mes parents, ma maman qui adore cuisiner a testé des recettes de brochettes végétariennes qu'elle a cherchées sur le net et c'était vachement bon.



Alors en bref, non c'est pas facile de manger végétarien en dehors de chez soi, je sais que dans d'autres pays, ou dans les grandes villes très "in", c'est plus facile, cependant c'est tout à fait faisable, ça demande juste quelques minutes de plus pour choisir un resto, et de prévenir les gens suffisamment à l'avance quand ils ne sont pas encore au courant :)

De retour chez moi, voici encore quelques repas végétariens pour vous donner des idées...


Je n'étais pas une grande consommatrice de charcuteries, mais j'ai eu envie de goûter ça. L'apparence et le goût sont bluffants, la seule différence c'est la texture, car cela fond un peu en bouche, ça n'a pas la consistance "élastique" d'un saucisson de jambon.


Le haché végétarien j'adore. Sur la deuxième photo, ce sont des spaghettis de patate douce! Délicieux.


Les salades de crudités parfaites pour la saison.


J'ai testé une idée vue sur Pinterest, j'ai fait des croque-monsieur avec de l'avocat à la place de la viande et c'était vraiment bon. On peut aussi faire des croque uniquement avec du fromage, ou sans fromage si on ne veut pas manger de produits animaux (maintenant que j'ai goûté les croque-monsieur aux légumes grillés, ça me donne des idées...)


Et les oeufs, j'en mange plus souvent qu'avant (bien que j'aimais déjà ça avant), ils contiennent plein de choses qu'on trouve dans la viande aussi, et les miens viennent des poules de mes parents qui ont la belle vie, dans l'absolu je préfère manger des oeufs plutôt que du fromage tant que possible.










24 juillet 2017

Jeu de société : Monopoly Deal, la version rapide que tu vas aimer!

Je suis la seule sur terre à aimer le Monopoly? Non sérieusement, les gens détestent tellement ce jeu que ça fait des lustres que je n'y ai pas joué, mais dans mes souvenirs j'aimais bien (d'ailleurs je viens de m'offrir l'édition The Big Bang Theory, j'espère avoir l'occasion d'y jouer quand même). Pour tous ceux qui clament que le Monopoly est bien trop long, il existe une version accélérée qui devrait plaire à beaucoup de monde...




Monopoly Deal est un jeu de cartes inspiré de son célèbre grand frère, mais ici pas de plateau ni de pions ni de dés, et les parties sont hyper rapides (maxi 30 minutes). Le jeu est facile à comprendre, pas de prise de tête.

Le but du jeu est de posséder trois groupes de propriétés (un groupe de propriétés étant par exemple les trois propriétés rouges, les quatre gares, les sociétés d’énergie).

On distribue à chaque joueur 5 cartes, le reste des cartes formant la pioche. Les cartes peuvent être des propriétés ou des cartes Action. A chaque tour, le joueur pioche deux cartes dans le tas du milieu, puis il peut réaliser jusqu’à trois actions.

Une action peut être : placer une carte dans sa banque, placer une propriété ou joueur une carte Action. Les propriétés doivent être déposées devant le joueur, les cartes mises en banque à sa droite.

Seules les cartes qui sont sur la table peuvent être utilisées (sauf les cartes action), c’est pourquoi il faut en déposer sur la table. De plus, le joueur garde maximum 7 cartes en main. Les cartes mises sur la table ne peuvent plus être remises dans sa main. Par contre, une fois sur la table, elles peuvent être réclamées par les autres joueurs grâce à des cartes Action, du coup il faut réussir à doser les risques.

Il y a une part de chance et une part de stratégie pour éviter de se faire chiper les cartes propriétés au mauvais moment ;)

Le jeu peut se jouer à deux, ce qui est plutôt chouette car pas besoin de rassembler toute sa clique pour pouvoir faire une partie.






20 juillet 2017

Arrête d'acheter des vêtements sur Internet!

Cette injonction s'adresse autant à toi qu'à moi. Comme d'habitude je vais t'exposer à quel point il était temps que je prenne ma consommation en main, et qu'il reste du chemin à parcourir puisque je ne suis pas parfaite et que je fais des rechutes et des erreurs parfois. 

Je t'ai déjà dit qu'acheter de seconde main c'est génial niveau écologie mais il faut faire attention à ne pas devenir acheteur compulsif de seconde main. Je t'ai déjà dit aussi de ne pas acheter de vêtements neufs non éthiques parce que c'est très moche quand on découvre ce qui se cache derrière. Je vais ajouter encore qu'il faut vraiment privilégier les achats physiques, car les achats sur Internet ça s'avère souvent foireux (sauf quand on peut échanger ou renvoyer sans frais*).

L'argument selon lequel le shopping sur le net pollue est complètement erroné puisqu'un magasin consomme de l'électricité, se fait approvisionner par camions, on s'y rend souvent en voiture... Finalement si on devait calculer, acheter sur Internet devrait consommer autant, voire moins, qu'acheter en magasin.

Par contre acheter sur le net c'est plutôt nul, on ne peut pas constater la qualité en vrai, on a une idée moyenne du rendu, on ne peut pas essayer les tailles, mais voilà, faire du shopping en boutique ça me file de l'urticaire

Et souvent, on garde les articles parce qu'il faut payer des frais de retour et aller jusqu'à la poste. En plus on a souvent tendance à acheter n'importe quand sur Internet, surtout quand on s'ennuie. Bref, achats irréfléchis au rendez-vous, encombrement, gaspillage, tout ce qu'on cherche à éviter n'est-ce pas?

Il y a quelques semaines j'ai eu un petit passage à plat, et j'avais envie d'acheter, et je suis retombée dans mes anciens travers. En quelques jours, j'ai presque gâché des mois (années?) d'efforts pour désencombrer, mieux consommer... Bon, j'exagère un peu, j'ai juste fait quelques achats regrettables, mais bon il faut de temps en temps une bonne claque pour repartir sur la bonne voie.

J'ai acheté une robe sur eBay, ça partait d'une bonne intention, j'ai acheté de seconde main. Seulement  l'annonce était tellement mal écrite que je n'ai pas vu que c'était écrit PETIT 40, alors que je pensais acheter un 40 normal. Surtout qu'une fois arrivée la robe taillait en fait un petit 38. Encore une robe qui va finir chez Emmaüs ou à 1€ en brocante, parce que l'expérience a prouvé que je ne ferai plus jamais un petit 38.

J'ai craqué aussi plusieurs fois sur Groupon, et ça c'est plus grave, parce que c'est le summum de la fast-fashion. J'ai acheté un lot de leggings déjà, a priori pas de danger. Sauf que non seulement ils taillent beaucoup trop petit et trop court (je précise que je lis toujours la description et les équivalences de taille) mais en plus ils sont fourrés en moumoute! Quand bien même j'arriverais à les remonter jusqu'en haut, je peux oublier pour l'été. D'ailleurs à moins de partir faire un trek dans une montagne enneigée, je peux les oublier tout court. Trois merdes de plus à revendre.

J'avais commandé un bikini aussi. J'avais dit que j'avais assez de bikinis après m'être offert un joli bikini dans une boutique spécialisée l'an passé, puis je sais pas, j'ai vu un bikini à bretelles droites joli, chose très rare, j'ai craqué (j'étais dans une phase d'achat impulsif je le redis...) Et en recevant la chose, dont le haut devait pouvoir contenir un bonnet C-D, je me retrouve avec un minuscule B (en plus les bretelles sont minuscules on dirait une coupe enfant).



Pourtant j'arrête pas de te dire de ne pas acheter des vêtements chinois surtout sur le net, j'avais déjà vécu une expérience pas drôle la première (et dernière) fois que j'avais un site de vêtements bon marché chinois quand c'était la grande mode (SheInside pour ne pas le nommer).

Finalement concernant Groupon, autant je suis super contente des deals "services" (resto, massages, esthétique, séjours...) autant pour le shopping c'est vraiment naze, à moins d'acheter un produit qu'on a déjà pu voir en magasin avant et qu'on retrouve là moins cher, c'est risqué. J'ai déjà eu des problèmes avec plusieurs appareils électroniques (et faire marcher la garantie est compliqué à cause de l'intermédiaire, même si finalement j'ai réussi...), avec des câbles pour téléphone, une batterie portable...

Mais ce n'est pas seulement un problème de vêtements chinois. Avant d'adopter mes nouvelles habitudes de consommation, j'achetais très souvent sur Showroomprivé et autres sites du genre. Du coup il s'agit souvent de marques connues mais le problème est toujours le même : on n'a pas envie de payer des frais de retour pour des vêtements pas chers, on accumule dans son panier par ennui d'abord, puis pour rentabiliser les frais d'envoi, on achète des trucs dont on n'a pas besoin ni vraiment envie, et souvent on ne les portera que quelques fois avant de s'en lasser. En plus ce site rembourse en bons d'achat à dépenser sur son propre site, donc c'est un cycle infernal!

Je fais un récapitulatif de mes commandes passées sur ce site (à part la dernière, elles datent, mais ça fait du bien de faire le bilan pour se rendre compte qu'il ne faut pas recommencer comme avant) :

  • une commande Camaïeu, j'ai gardé deux tops quand même (je les porte régulièrement) mais un legging mis au rebut.
  • une autre commande de la même marque, j'ai gardé 5 articles sur 7, dont 2 que j'ai déjà mis dans un sac "à vendre", les 3 restant ne font pas non plus partie de mes vêtements préférés, ils finiront certainement tôt ou tard comme leurs copains.
  • deux commandes de sous-vêtements, rien ne m'allait, j'ai quasiment rien pu vendre pour l'instant, plein d'argent perdu.
  • une commande de matériel photo, j'utilise régulièrement deux articles (les deux moins chers du lot), à côté de ça j'ai trois trucs dont je ne me suis jamais servie, et un truc donc je me suis servie quelques fois mais que j'essaie de revendre désespérément parce que je peux franchement m'en passer.
  • une commande de 5 bijoux, quelques mois après je me "rendais compte" que je ne porte quasiment jamais de bijoux, ils sont dans la boîte à vendre.
  • une commande Undiz, j'ai saccagé un t-shirt en voulant le rendre joli, je porte de temps en temps la sous-robe, un autre t-shirt a été revendu, et le top à bretelles va sûrement finir chez Emmaüs dans un futur proche.
  • commande Morgan, une robe que je ferme si je retiens ma respiration et que je me casse deux côtes, un dos-nu que j'essaie de vendre depuis trois ans, un pull que j'hésite à garder depuis aussi longtemps.
Et ça ce sont juste les commandes dont j'ai la trace...

Et aussi...

  • Des culottes achetées online parce que "ça craint rien", sauf que deux marques ne taillent pas pareil, ni deux modèles, du coup même en achetant des culottes en coton, toutes dans la même taille, je me retrouve avec un tas de culottes trop larges, et un tas de culottes trop serrantes.
  • Ces vêtements éthiques, je les ai renvoyés mais ça a été une galère, les vêtements ont été perdus par la poste pendant un moment, j'ai cru que j'allais perdre les sous et les fringues.
  • Ces soutifs, parmi tant d'autres.
Et tout ce dont je ne me souviens plus...



* Certaines boutiques en ligne comme Zalando proposent la reprise des articles sans frais, je cite cette boutique en particulier parce que je sais qu'ils pratiquent les retours gratuits, et ce depuis très longtemps, mais il en existe d'autres. Je suis assez allergique au shopping in real life donc je comprends celles et ceux qui s'entêtent à faire leurs achats sur Internet. Si vous voulez malgré tout mieux gérer votre consommation, c'est le meilleur plan selon moi. Lisez les conditions de retours avant de commander :)
Zalando propose du cashback via iGraal - 10€ offerts pour toute inscription sur iGraal pour l'instant

16 juillet 2017

Féminisme 101 : Les mecsplications

Les mecsplications (mansplanations en V.O.) de manière générale, c’est le fait que certains hommes prennent de haut les femmes et leurs expliquent des choses pensant être plus compétents en la matière, parce qu’ils sont des hommes. Il y a des domaines typiques où certains hommes se croient supérieurs aux femmes, dès que ça touche le bricolage, l’informatique, les voitures, le sport… ils partent du principe que d’office, sans même connaître la femme qu’ils ont en face d’eux, ils maîtrisent mieux le sujet.


Mais là où ça me hérisse vraiment encore plus, et c’est un phénomène très répandu sur le web (là où tous les c*uillons font semblant d’en avoir entre les jambes, à l’abri derrière leur ordinateur…), c’est quand les hommes mecspliquent le féminisme, ou plutôt (généralement) le fait que le féminisme n’est plus nécessaire, que l’inégalité des sexes n’existe pas, que les féministes ne s’y prennent pas comme il faut…
Donc oui, des hommes, qui n’ont certainement pour la plupart jamais vécu dans la peau d’une femme, expliquent à des femmes, que ce qu’elles subissent n’existe pas. Qu’on n’est plus en 1850 et qu’il faut arrêter. Que les femmes se posent en victime juste parce que ce sont des connasses et que tout ça n’est pas vrai. Disent ce que les femmes aiment ou veulent au lieu de leur demander. Décident par exemple que non, être une femme et se faire accoster dans la rue par un inconnu de manière insistante ou se faire reluquer comme de la viande n'est pas déplaisant. Etc.

D’une part il y a les hommes pour qui on ne pourra certainement plus rien faire tant ils sont ancrés confortablement dans la patriarchie, mais d’autre part, pour ceux qui parfois rentrent dans le jeu du sexisme parce qu’ils ne s’en rendent pas compte et que c’est tellement présent dans notre société, ne tombez pas dans la mecsplication quand vous ne connaissez pas le degré de maîtrise de l’interlocutrice sur le sujet. Et je peux vous dire que si on parle d’inégalités pour les femmes, vous en savez toujours moins, beaucoup moins, qu’une femme!
Evidemment (il faut toujours tout préciser quand on parle de féminisme, parce que ça démarre au quart de tour...), de 1/ j'ai bien précisé certains hommes au travers de mon article, et de 2/ ça n'empêche pas quand vous savez que la personne a besoin d'explications sur un sujet que vous maîtriser de donner vos explications, dans le doute demandez avant de vous lancer dans l'étalage de votre science.
Imaginez une personne blanche qui parlerait de racisme envers les personnes noires en pensant pouvoir affirmer ce qu’une personne noire de peau vit, c’est exactement la même chose. J’aime beaucoup ce parallèle du racisme et du sexisme, car dans les deux cas il s’agit de penser qu’une personne vaut moins qu’une autre (et tout ce qui découle de cette idée) sur base d’une critère avec lequel il naît.
Petite ironie, les mecsplicateurs passent beaucoup de temps à mecspliquer que la mecsplication n'existe pas :)

14 juillet 2017

Un mercredi d'enfer au festival de Dour

J'ai été au festival de Dour ce mercredi et la soirée a été plutôt spéciale de bout en bout, et j'utilise le terme "spéciale" parce que j'essaie de me forcer à voir le positif en toute chose et d'arrêter de broyer du noir à la moindre contrariété. On peut dire que j'ai bien été mise à l'épreuve, heureusement j'étais accompagnée d'une amie grâce à qui la soirée a été plaisante mais l'organisation du festival n'y a pas du tout contribué...

J'adore les festivals, les "vrais", pas les suites de concerts qu'on fait passer pour un festival, et j'ai toujours défendu Dour comme étant la référence du festival, mais cette année m'a refroidie. Ou alors c'est parce que je deviens vieille.

Je n'y ai été que le mercredi car je devais partir en vacances quelques jours le lendemain, et M.I.A. qui fait partie de mon top 3 chanteurs préférés venait là. Je l'avais vue aux Ardentes il y a quelques années et c'était vraiment génial.



Déjà le ticket pour le mercredi est super cher, le festival a augmenté ses prix les dernières années (il me semble d'ailleurs qu'avant le mercredi était gratuit et réservé aux pass 4 jours qui étaient déjà au camping le mercredi soir, bref...) Le ticket du mercredi coûte 55€, soit seulement 10€ moins cher que les autres jours, alors que non seulement les concerts ce jour-là ne commencent que vers 18h (contre 13/14h les autres jours), mais en plus la moitié du festival seulement était accessible ce jour-là. Sans oublier que depuis l'an passé, Dour augmente ses prix de 10€ à quelques jours du festivals, si tu vois une logique là-dedans je veux bien l'explication...

Cette année ça a été le chemin du combattant pour arriver au festival déjà, ils ont modifié la disposition du festival mais aussi l'entrée et tout le reste, mais n'ont donné aucune indication précise pour rejoindre le début du labyrinthe qui menait au parking, du coup on a commencé par faire un détour bien comme il faut pour atteindre le chemin. Si on avait eu un plan complet, on aurait sûrement choisi de venir avec les transports en commun d'ailleurs.

Une fois arrivées sur la bande unique qui menait au parking, c'était déjà la file. Dans le temps (oui je suis vieille en fait) le mercredi était loin d'être un jour de grand affluence, mais cette année soit ils ont accueilli dix fois plus de personnes que d'habitude, soit leur nouvelle organisation était vraiment foireuse (je valide ce deuxième point). On a roulé au pas sur plusieurs kilomètres pour atteindre le début du chemin de campagne qui menait au parking parce que trois voitures ont réussi à se bourrer dedans #champions et que le principe de la file unique sur une voie, c'est que ça rend les dépassements compliqués.

Ensuite nous voilà donc sur un chemin entre les champs, de nouveau on roule au pas, une voiture qui est tombée en panne, de nouveau vu qu'on passe à une voiture pas de dépassement. Après plus d'une heure, on est enfin parkées dans une plaine sans aucun panneau pour se repérer plus tard.

On se dégourdit les jambes en marchant jusqu'à l'entrée du festival, slalomant entre les campeurs chargés de tout leur barda. Parce que oui, ils n'ont pas pensé à faire une entrée pour les gens qui arrivent du parking, et ceux qui vont/viennent au camping, ce qui aurait pourtant beaucoup facilité les fouilles et autres contrôles. Aussi ils n'ont toujours pas pensé à organiser un système de navette pour les campeurs qui doivent trainer leur cargaison sur des chemins de cailloux, de terre ou encore de plaques métalliques inégales et glissantes. En montée. Soit, après plus de 2,5 km on arrive au contrôle de sécurité maousse, après deux mini contrôles plus tôt dans notre voyage.

Ils ont sorti les portiques détecteurs de métal et fouillent complètement les sacs, compréhensible vu les événements récents, mais encore une fois c'est complètement désorganisé, pas de files mais un troupeau, ça prend une plombe. On en voit passer sans problème avec des bouteilles de solvants à sniffer, des petites bouteilles d'alcool ou de l'herbe, bref beaucoup de zèle pour rien. A ce point de contrôle, on fait jeter toutes les denrées, toute nourriture, même les bouteilles d'eau même sans bouchon, et on assiste à un gaspillage dégueulasse quand on sait que des gens meurent de faim d'une part, et que certains feront des malaises parce qu'ils ne voudront pas payer un ticket pour prendre de l'eau, tout ça pour remplir les poches du festival. Evidemment on sait qu'ils sont là pour faire du fric et pas pour faire du social, mais pourquoi mettre des aliments emballés fermés à la poubelle au lieu d'en faire profiter une banque alimentaire? Dour c'est l'amour, mais seulement du fric.

Cela fait deux heures que nous avons démarré (on habite tout près, donc c'est vraiment énorme). On arrive enfin sur le site du festival. Sur place le nouvel agencement des scènes laisse perplexe. Après une énième file pour acheter nos tickets food, on peut enfin manger. Au lieu de vendre des tickets uniques, non seulement il font la différence entre tickets food et tickets boisson, mais en plus il faut faire deux files différentes pour les acheter. Et bien sûr, toujours ce système de tickets en nombre imposé, pour être sûr que les festivaliers achètent plus que nécessaire sans consommer tous leurs tickets. Money money money. Il est temps de se mettre à jour et d'adopter les bracelets électroniques comme dans beaucoup de festivals. Plus de gaspillage pour les festivaliers, et plus de déchets inutiles...

Le sol du Dub Corner a été fabriqué par des enfants de primaires pendant leurs travaux manuels certainement, car les planches sont flottantes et complètement inégales, idéal pour se péter la gueule quand on est beaucoup ou quand on a un petit coup dans l'aile (ou les deux).

Le concert de M.I.A. arrive bien vite vu le temps qu'on a perdu pour arriver là, énorme déception car le son est vraiment dégueulasse, on n'entend que les basses, quasiment pas sa voix, même sur une chanson qui "crie" on n'entend rien, je connais toutes ses chansons je peine à les reconnaître tant le son est mauvais, du coup le public qui ne la connaît pas n'accroche pas du tout. On voit qu'elle est gênée par la mauvaise qualité du son aussi, elle décroche petit à petit, et le public suit. Heureusement après une fausse sortie de scène, beaucoup de monde s'en va et on réussit à s'approcher, on ne sait pas si le son était meilleur parce qu'on a changé d'endroit ou s'ils ont arrangé les choses pendant la pause mais à deux chansons de la fin on est un peu dépitées, on a passé un bon moment malgré tout parce qu'on adore cette chanteuse mais encore une fois, pas grâce à l'organisation du festival.

S'ensuit une attente d'une grosse demi-heure au moins pour pouvoir dépenser nos derniers tickets boissons, le bar est complètement débordé et désorganisé, ils n'ont quasiment plus rien en plus. 

Pour clôturer le tout, arriva ce qui devait arriver, après avoir remarché jusqu'au parking, on met évidemment 30 minutes top chrono à retrouver notre engin, et on n'est pas les seules, toutes les personnes dans le parking font la chasse à leur voiture, évidemment, puisqu'il n'y a aucun point de repère. 

Je dirais aussi que l'ambiance était moyenne, je ne sais pas si c'est dû au fait que c'était mercredi et que du coup il n'y avait que les gens du camping, moyenne d'âge pas très élevée, ou si le festival perd de son charme à mesure qu'il grandit... Pour l'an prochain, j'y réfléchirai à deux fois, c'est certain.

12 juillet 2017

Pourquoi il ne faut surtout pas acheter à l'avance, au cas où, en prévision, pour faire du stock...

S'il y a bien quelque chose que j'ai appris de mes différents désencombrements, c'est qu'il y a une catégorie d'objets dont on finit toujours par se débarrasser, et dont on ne s'est certainement jamais servi : les au-cas-où. 

image de fond

Tu sais, ces choses que tu achètes parce que :


1) C'est en super promo
2) Et que du coup tu vas faire du stock pour plus tard
3) Tu viens d'en découvrir l'existence et ça a créé un besoin instantané en toi
4) Tu en as eu besoin une fois dans le passé, et on ne sait jamais ça pourrait se représenter
5) Tu pourrais en avoir besoin un jour

Tu te reconnais dans ces phrases? Moi c'était comme ça que je réfléchissais. J'étais persuadée d'être la reine des bons plans, de faire de super économies.

Seulement, après des années, je me rends compte que ces super opportunités sont en fait des objets qui n'ont jamais servi pour la plupart (si pas pour tous). Du coup, même s'il y avait des promos, même si c'était pas cher, c'est de l'argent gaspillé.

Pourquoi on ne les utilise pas alors?


Parce qu'on n'utilise que ce dont on a besoin

Les besoins qui sont créés par la publicités, les hauls des youtubeuses, les super promotions... ne sont pas des besoins qu'on ressent réellement, mais seulement une envie. C'est passager, et ça nous rend seulement heureux le temps de l'acte d'achat, et quelques temps ensuite. Mais une fois ce sentiment passé, on est toujours sur notre faim. Et c'est le cercle infernal de l'achat compulsif inutile.

Parce qu'on change

On achète des chose parce qu'on pourrait en avoir besoin, pour plus tard, pour faire du stock à un super prix... et finalement, nos goûts changent, notre vie, nos centres d'intérêt... Qu'il s'agisse de nourriture, de maquillage, de vêtements... tout ce qui nous plaît aujourd'hui, est susceptible de ne plus du tout nous intéresser du jour au lendemain, même si ça fait 10 ans qu'on consomme la même chose. 

Parce que les objets s'altèrent

Certains objets sont périssables, d'autres s'abîment d'eux même, d'autre prennent la poussière... autant de choses qui font que ces objets pourraient ne plus être utilisables ou ne plus nous intéresser dans quelques temps. Un meuble qui s'effondre, une inondation ou un incendie, un cambriolage, une mauvaise manipulation... et ces possessions disparaîtront aussi. Même si leur perte ne t'affectera pas, ce sera quand même du gaspillage.

Parce qu'on consomme trop

On possède tellement de choses qu'on est pour la plupart incapable de tout utiliser, parfois on y touche un peu mais on finit toujours par le mettre de côté. Parce qu'on a trop de tout.
A force d'avoir trop de choses, on oublie les autres, elles sont cachées derrière les dernières choses qu'on a achetées.

Parce qu'au cas où n'est pas un projet

Acheter quelque chose, parce que le prix est intéressant, ou que c'est difficile à trouver, et qu'on a peur de ne plus en trouver, ou pas à ce prix là, est la pire idée. On stocke des choses "au cas où" (au cas où un jour je deviendrais basketteur, au cas où un jour je ferais une taille XS, au cas où un jour j'aurais des amis qui aiment ça, pour le jour où j'aurai le temps de me remettre au dessin... on peut imaginer tout et n'importe quoi) mais si on investit uniquement dans les projets concrets en cours de réalisation plutôt que d'acheter plein de choses par chères au cas où, on fait une meilleure affaire!


Je passe au confessionnal 


Voici des exemples qui me concernent :
J'ai acheté d'avance des bocaux de légumineuses mais je ne les digère pas, j'ai dû me faire violence pour les manger (parce que je savais ce qui m'attendais)
J'avais du stock de produits carnés, puis j'ai décidé de devenir végétarienne.
J'ai acheté des palettes de maquillage et tout l'attirail parce que je suis passée par une période accro au maquillage et aux youtubeuses beauté, puis j'ai décidé de passer au bio et quasiment tout ne me convenait plus.
Puis j'ai refait la même chose avec le maquillage bio parce que on n'en trouvait pas facilement, aujourd'hui il existe plein de marques, et moi j'ai plein de produits que je vais mettre des décennies à utiliser.
J'ai acheté plein de henné pour rentabiliser les frais de port, mais je ne me colore plus les cheveux.
J'ai acheté plein d'ingrédients pour faire mes cosmétiques, puis je suis passée à une routine minimaliste et du coup les produits complexes ne m'intéressent plus.
J'avais du stock d'avance de tampons de tous les genres, et je suis passée à la cup.
J'ai déjà acheté des vêtements plus petits parce qu'ils étaient en promo et que j'allais bien finir par perdre du poids (on l'a toute fait!)
J'ai acheté des gants de boxe à une brocante parce que j'avais envie de m'y mettre (je n'en ai jamais fait).
J'ai acheté un carnet de dessin, des crayons, tout le matériel... pour m'y remettre quand j'aurai le temps. J'ai dessiné deux fois maxi depuis.
Une année, j'avais demandé un tablette graphique pour faire des dessins informatisés. Je l'ai utilisée deux fois, parce qu'il fallait que je prenne des cours ou que je cherche des tutoriels, et si je m'étais renseignée avant je l'aurais su.
J'ai acheté un appareil photo hybride parce que j'étais persuadée qu'il fallait un compacte dans sa panoplie, idem avec une caméra handycam. Tous deux n'ont servi que quelques fois.
J'ai collectionné les vernis parce que c'était la mode à un moment (et avant ça, parce que j'étais une acheteuse-collectionneuse), jusqu'au jour où je me suis avoué que je détestais mettre du vernis et que je n'avais pas à m'infliger ça, et que dès lors un flacon de vernis suffirait pour une vie. Je vous laisse deviner ce qu'il est advenu de mon stock de dissolvants...
Je vous passe la liste des achats pas chers sur Groupon, Showroomprivé... parce que "waaah c'est cool ça, ça pourrait me servir à l'occasion!"
J'ai dû jeter plein de trucs quand j'ai eu des problèmes d'humidité dans mon ancienne maison et que certaines choses (boîtes de maquillage, chaussures, vêtements, papiers...) moisissaient. Ca n'arrive pas qu'aux autres.
J'ai dû jeter des médicaments car on m'a découvert un souci de coeur et que certains composants étaient vivement déconseillés en cas de problèmes de coeur. Idem pour les médicaments qui périment, qu'on achète en double... Et si j'en avais autant, c'est parce que quand j'allais en virée shopping à Londres, j'achetais plein de médocs parce qu'ils étaient moins chers et plus efficacies 👍 
Idem pour mon stock de café.
J'ai acheté des cosmétiques en plusieurs exemplaires parce que j'aimais trop bien, sauf qu'entre temps ils avaient changé de formule et que du coup j'aimais plus du tout. On peut aussi faire une réaction à un produit après un moment.
J'ai acheté plein de présentoirs à bijoux, et j'ai fini par me rendre compte que j'avais beaucoup de trop de bijoux pour le peu de fois où j'en porte, du coup je me suis débarrassée de la plupart d'eux, du coup j'ai plus besoin de présentoirs à bijoux...
Les bijoux pour piercings que tu ne porteras jamais car tu as dû retirer le piercing... des dizaines de bijoux dans mon cas.

Et ça c'est juste ce qui me vient à l'esprit sans réfléchir... Si tu as envie tu peux te prêter à l'exercice et confesser en commentaires 😃


En bref, vous allez y perdre de l'argent et vous encombrer 


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8 juillet 2017

Ces produits cosmétiques que j'ai arrêté d'acheter

A force de faire du tri et de viser le minimalisme, c'est-à-dire la consommation juste et raisonnée, j'ai fini par réduire drastiquement la quantité de produits que j'utilise dans ma routine beauté. Je ne parle pas du maquillage (même si j'ai renoncé à tout jamais à mettre autant de maquillage que les youtubeuses beauté et que d'ailleurs je ne me maquille qu'à l'occasion) mais bien des soins. Alors voici tout ce que je n'ai plus besoin d'acheter, et pourquoi!



Du tonique / lotion visage

"On" (en plus d'être un con) nous a fait croire qu'il fallait absolument passer son temps à se décaper la peau du visage pour qu'elle soit nette, sans tchic ni tchac, et propre. Finalement depuis que j'ai arrêté d'utiliser des lotions pour me nettoyer le visage ma peau ne s'en porte pas plus mal au contraire. Je n'ai des boutons que si j'ai beaucoup transpiré par exemple, ou la semaine avant mes règles, ma peau ne graisse pas...
Si j'ai besoin de me nettoyer la peau, j'utilise un coton lavable ou un gant de toilette et de l'eau et je frotte doucement avant de rincer.

Du nettoyant visage

Je me lave le visage à l'eau claire en massant avec mes petites mains sous la douche, si j'ai besoin de le nettoyer plus en profondeur (après un maquillage chargé, une journée chaude, si j'ai mis de la protection solaire, etc.) j'utilise tout simplement un savon solide, sachant que si vous évitez le contour des yeux soigneusement, un gel douche lambda fera aussi l'affaire!

Du gommage

Surtout celui avec des billes plastiques qui polluent! Si j'ai envie de faire un gommage, j'utilise une brosse de massage en bois avec poils végétaux et je me masse sous la douche (à l'eau claire ça marche très bien, sinon avec du savon ou du gel douche).

Du démaquillant

Déjà, en se maquillant moins/moins souvent, on limite les besoins (et généralement plus on se maquille, plus on utilise de démaquillants différents, un pour les yeux, un pour le waterproof, un basique...), mais en plus quand on sait que l'huile végétale fait ça très bien, on gagne énormément de place! Pour les plus minimalistes, la bouteille d'huile d'olive de la cuisine sera amplement suffisante, sinon il existe plein d'huiles végétales, l'huile de coco se trouve maintenant dans tous les supermarchés.
Il suffit de se masser le visage, yeux compris, après de l'huile et de rincer avec de l'eau tiède à chaude pour se débarrasser de tout son maquillage. Et on évite d'agresser la peau.

De l'après-shampoing

Ca fait longtemps que je lui ai dit adieu. Quand mes cheveux tirent la gueule, je mets de l'huile végétale sur les longueurs, ou j'en mets du cuir chevelu aux pointes pour un soin nourrissant complet que je laisse alors poser au moins une heure, et ensuite je fais mon shampoing normalement. Encore une fois, l'avantage de l'huile c'est qu'elle s'utilise pour plein de choses et qu'on en a tous chez soi a priori.

De la crème hydratante

En laissant sa peau respirer et en n'y touchant pas pendant un moment, on se rend compte qu'elle se débrouille toute seule pour beaucoup de choses finalement. Alors fini le crèmage quotidien, que ce soit le visage ou le corps, je ne me sers plus que d'huile (encore!) et seulement quand j'en ressens le besoin (la base de la slow cosmétique), c'est à dire souvent quand le temps est froid, venteux...
Quelques gouttes d'huile pour la journée, un peu plus si je l'applique au soir pour permettre à ma peau d'absorber tout ce dont elle a besoin.

Des masques

Qui a collectionné des masques en tout genre pendant des années? Coupable.
Quand on achète des masques prêts à l'emploi, on se sent obligé de les utiliser car les pots sont là, ils sont ouverts, du coup on s'impose des règles du genre "il faut que je fasse un masque hydratante une fois par semaine".
Les masques sont censés traiter des besoins particuliers, donc on se contente d'en faire quand on a un besoin justement.
Quand je passe par une période où ma peau présente des impuretés (c'est devenu rare), je fais simplement un masque à l'argile (qui se conserve ad vitam eternam et peut servir à plusieurs choses), si ma peau est fragilisée je fais poser de l'huile, que je peux agrémenter de miel (réparateur). Il existe plein de recettes de masques à faire soi-même avec ce qu'on a sous la main, il suffit de chercher sur Internet.

Du nettoyant spécial intimité

Un produit totalement inventé pour créer un nouveau besoin, surtout que si vous déchiffrez la compo, vous n'en utiliserez plus! Les muqueuses n'ont besoin que d'un nettoyage à l'eau, et pour le reste du coup il suffit d'utiliser le même savon ou gel douche (doux et bio) que pour le reste du corps.




Comme d'habitude vous n'êtes pas obligés de me croire sur parole, mais je vous encourage à faire le test progressivement!


4 juillet 2017

Le sport, le jogging, la douleur...

Je me suis rendu compte il y a quelques mois que le manque de sport est vraiment très néfaste, et à quel point arrêter toute activité physique depuis presque un an m'a fait du tort. Je ne me rendais pas compte qu'en ne faisant "que" de la danse, malgré tout je bougeais, j'entretenais ma musculature, ma souplesse, etc. si bien qu'en un an d'arrêt, mes douleurs au dos sont devenues presque insupportables par moment. C'était la principale manifestation, mais je pense que ça a joué aussi sur mon moral et mon bien-être de manière générale, j'ai vraiment ressenti le besoin de BOUGER, me défouler, sécréter toutes ces hormones qui font se sentir bien et dormir plus tard. Être fière de moi aussi. Et aimer mon corps. 

Bref j'ai décidé que l'été serait sportif et que quand je retournerai à l'école, il faudra que je me débrouille pour continuer une activité physique au moins une fois par semaine (c'est bien ce que j'avais essayé de faire cette année mais j'ai fini par abandonner). 

Au départ j'ai recommencé à aller à la salle de sport, mais j'ai fini par me dire que ce n'était pas un sport idéal. Les machines de sport contraignent le corps dans ses mouvements, finalement pour que le corps ait des comportements naturels, il ne faut pas l'emprisonner, j'ai pensé que tous les autres sports valaient mieux que ça. 



Je suis retournée vers le jogging assez naturellement, car c'est un sport gratuit et facile à pratiquer vu que j'ai un parc près de chez moi et que j'arrive à y embarquer monsieur pour me motiver. Je n'aime pas ça, je trouve ça chiant. Ma psy m'avait dit une fois "si on n'aime pas le sport, on ne deviendra jamais sportif", je pense que c'est très vrai, il y a des gens pour qui ce sera toujours facile, d'autres pour qui de sera toujours une corvée. Je n'aime pas courir, c'est désagréable. Pourtant après avoir couru, je me sens tellement bien, tellement fière d'avoir surmonté ça, et ça travaille tout le corps, mental compris.

Lors du bootcamp que j'ai fait récemment, en yoga on a appris qu'il fallait accepter la douleur, parce que tout dans ce monde est temporaire et que la douleur finira par ne plus exister. C'est valable pour tout et c'est très utile de s'ancrer ça dans la tête quand on fait un effort physique. 

Le jogging permet de se fixer des objectifs à court terme et aussi de progresser rapidement, une fois qu'on arrive à entraîner suffisamment son mental. Se donner des objectifs à la con du genre "je finis cete chanson", puis "je cours encore jusqu'au poteau" puis un autre puis un autre... permet de grapiller des mètres. Et de penser à autre chose. Si tu as la force de penser à quelque chose pendant que tu cours, tu peux courir longtemps! Essayer de te rappeler un souvenir dans les détails, raconter une histoire dans ta tête, revivre une conversation ou la scène d'un film, penser à la liste de courses, simplement observer ce qui nous entoure, peu importe... j'avais pensé tester un cours de langue audio pendant que je cours, je vous dirai si ça fonctionne (autant pour oublier l'inconfort que pour apprendre la langue). 

Avoir de la grattitude envers ce corps qui fonctionne, envers nos capacités grandissantes, envers nos progrès c'est un moyen d'accepter et d'apprécier ce moment d'effort qui peut être désagréable.

En bref jamais je n'aimerai courir, pourtant je vais continuer parce que j'aime l'après jogging.

Je trouve que j'ai vachement amélioré mes capacités pulmonaires ceci dit, c'était mon plus gros problème à la base.

Pour cet été je vais tenter de m'y tenir à deux joggings par semaine, un obligatoirement, plus une séance de natation. Si je peux encore ajouter quelques minutes de pilates et/ou yoga c'est parfait. Je vais aussi tester le badminton et le tennis, les sports de raquette m'attirent (bien que dans mes souvenirs j'étais nulle).

Et toi, tu fais du sport?


A lire aussi : le programme de jogging débutant que j'ai suivi la première année où j'ai commencé les joggings