Dernière mise à jour le 5 janvier 2026
Les occasions de faire de bonnes affaires en achetant à l’avance ne manquent pas, tout au long de l’année. Soldes et promotions temporaires donnent l’impression de faire de bonnes affaires. Cependant, un bon achat, c’est un achat qui nous sert tout de suite, un produit ou service dont on a besoin maintenant. J’explique pourquoi…
- Le problème des promotions
- Coupons de réduction, bonnes affaires, et gaspillage
- Pourquoi on ne les utilise pas, ces objets et produits achetés à l’avance ?
- Quelques exemples d’achats à l’avance que j’ai regrettés
- Comment distinguer un besoin réel d’une envie superficielle et temporaire
- En quoi acheter à l’avance peut-il causer du tort ?
- Comment ne pas craquer face aux promotions quand on fait les courses alimentaires et du ménage (hygiène, entretien…) ?
- Pas seulement pour les produits consommables : un exemple concret avec les vêtements
Le problème des promotions
Comment un article temporairement moins cher peut-il être problématique ?
Tout d’abord, l’urgence provoquée par une baisse de prix temporaire nous incite à acheter alors qu’on n’a pas (encore) besoin de quelque chose. Devant un prix baissé, a fortiori quand c’est limité dans le temps, on perd une partie de nos bons réflexes de consommation : on soupèse moins le pour et le contre, on prend moins le temps de comparer ou de se demander si on en veut vraiment.
C’est encore pire quand il s’agit d’une promotion sur un achat en grande quantité (achat en gros), puisqu’on n’a probablement pas besoin d’autant d’exemplaires en une fois !
On pourrait se dire que ça servira plus tard, ou que ça pourrait servir, mais tout ce qui ne représente pas une certitude est un potentiel mauvais achat, qui t’aura coûté de l’argent et qui va t’encombrer.
Dans le passé, j’étais persuadée d’être plus maligne que tout le monde, en stockant mes bonnes affaires (nourriture, produits ménagers, cosmétiques, hygiène…) chez moi. Cependant, au cours de mes désencombrements successifs, j’ai remarqué que je me débarrassais souvent d’articles que j’avais achetés « au cas où ». C’est-à-dire, des articles dont je ne pensais pas avoir besoin jusqu’au moment où je les ai découverts. J’ai aussi plusieurs fois jeté ou donné de grande quantités de produits que j’avais accumulés pour les utiliser plus tard.
Dans cet article, j’explique pourquoi ces achats à l’avance sont potentiellement problématiques, je partage quelques anecdotes personnelles qui servent d’exemples concrets, et je donne des conseils pour ne plus se laisser avoir !

Coupons de réduction, bonnes affaires, et gaspillage
Dans le passé, j’étais persuadée d’être la reine des bons plans, de faire de super économies en stockant des produits en promotion, et de pouvoir parer à toutes les éventualités grâce aux gadgets que j’accumulais.
Après des années, je me suis rendu compte que ces super opportunités sont en fait des objets qui n’ont jamais servi pour la plupart, ou des produits que je n’ai jamais ouverts. Du coup, même si à l’époque c’était en promo, même si c’était « pas cher », des objets ou produits inutilisés représentent toujours de l’argent gaspillé.
Et je ne parle pas seulement d’objets qu’on peut franchement estampiller de gadgets, ni uniquement des promotions de gros sur la nourriture. Je parle aussi de ces achats qu’on fait avant un déménagement, par peur de devoir rester quelques semaines sans meubles, de ces vêtements d’été qu’on achète au cœur de l’hiver parce que leur prix est réduit, de ces objets de décoration qu’on achète sans savoir où on va pouvoir les mettre…
Lire aussi : Je n’ai plus de manteau depuis trois ans
Pourquoi on ne les utilise pas, ces objets et produits achetés à l’avance ?
Parce qu’on n’utilise que ce dont on a besoin
Premier problème, les produits achetés « à l’avance » sont, par définition, inutiles maintenant. Comme le rappelle la méthode DanShaRi (et probablement la majorité des méthodes de désencombrement), il est important de posséder ce dont on a besoin à ce moment de notre vie, pas ce qui appartient à une ancienne version de nous, ou qui nourrit le fantasme de la personne qu’on voudrait être.
C’est encore pire si on achète sous l’impulsion d’une promotion : en achetant tout de suite, on n’a pas le temps de se rendre compte que cette envie existe juste sur le moment, on ne se donne pas le temps de la réflexion.
Ces achats semblent satisfaisants sur le coup, mais après, on les oublie, ou l’euphorie est remplacée par un objet plus récemment acheté. On n’y pense plus, tout simplement parce que le besoin de les utiliser n’existe pas !
Parce qu’on change au fil du temps
On achète des choses parce qu’on pourrait en avoir besoin plus tard, pour faire du stock à un super prix… Cependant, au fil du temps, nos goûts, notre vie, nos contraintes, nos centres d’intérêt et nos besoins changent. Qu’il s’agisse de nourriture, de maquillage, de vêtements, tout ce qui nous plaît ou nous est utile aujourd’hui est susceptible de ne plus du tout nous intéresser ou nous convenir du jour au lendemain, même si ça fait 10 ans qu’on consomme la même chose.
Parce que les objets s’altèrent
Certains objets sont périssables, d’autres s’abîment… Un meuble qui s’effondre et qui ruine ta collection de bocaux, une inondation, un incendie, un cambriolage, un déménagement qui tourne mal… et ces possessions peuvent disparaître ou être endommagées.
Alors, pourquoi prendre le risque de conserver chez soi des choses qui ne sont pas utilisées ?
Autre exemple : tu as fait une super affaire en acheter un gros lot de filtres pour ton aspirateur, et ton appareil tombe en panne, non réparable, quelque temps après.
Il ne faut évidemment pas vivre dans la crainte constante qu’un pépin peut nous arriver, mais c’est utile de garder en tête que les objets peuvent s’abîmer ou disparaître. Dans ce cas, si on a dépensé de l’argent pour quelque chose qu’on n’a pas utilisé, c’est vraiment du gaspillage, car on ne pourra même pas donner une seconde vie à l’objet.
Parce qu’on possède trop de choses
On possède tellement de choses qu’on est incapable de tout utiliser. Parfois on y touche un peu mais on finit toujours par le mettre de côté. Parce qu’on a trop de tout. À force d’avoir trop de choses, on oublie nos objets, ils sont cachés derrière les dernières acquisitions qui sont entrées chez nous, on se lasse plus vite, on a du mal à choisir…
D’ailleurs, si on n’y pense pas sans les voir, c’est simplement qu’on n’en a pas besoin !
Parce qu’on achète « au cas où »
Acheter quelque chose, parce que le prix est intéressant, ou que c’est difficile à trouver, et qu’on a peur de ne plus en retrouver plus tard, est la pire idée. On stocke des choses « au cas où » : au cas où un jour je deviendrais basketteur, au cas où un jour je ferais une taille XS, au cas où un jour j’aurais des amis qui aiment le Monopoly, pour le jour où j’aurai le temps de me remettre au dessin… On peut imaginer tout et n’importe quoi comme excuse.
Quelques exemples d’achats à l’avance que j’ai regrettés
Voici quelques exemples concrets qui me concernent et m’ont permis de prendre conscience des risques liés aux achats faits à l’avance, lorsque j’ai désencombré.
Nourriture
J’ai acheté d’avance des bocaux de légumineuses lorsque j’ai décidé de devenir végétarienne et de manger sainement, mais je ne les digère pas bien. J’ai dû me faire violence pour les manger et supporter les conséquences (des gaz fulgurants, au cas où tu ne voyais pas bien où je voulais en venir).
Pourquoi j’avais acheté tout ces bocaux d’avance ? Parce que les bocaux, ça se garde, mais probablement en premier lieu parce que j’avais eu droit à une promotion et/ou parce que je déteste faire les courses, et remplir mon garde-manger me rassurait : je pouvais survivre sans mettre les pieds dans un supermarché pendant des mois.
Cosmétiques
J’ai été Youtubeuse beauté un peu influente dans mon passé. J’ai acheté des palettes de maquillage et tout l’attirail pour être à la hauteur de ce que je voulais montrer, mais aussi parce que je suivais des tendances promues par d’autres influenceuses que je suivais. Je voulais être dans le coup et tester tout ce que tout le monde testait ! J’achetais les produits dans le but de pouvoir les essayer et en parler, alors que je n’en avais pas besoin tout de suite.
Puis, un jour, j’ai eu une prise de conscience, j’ai commencé à lire les étiquettes des produits cosmétiques, je me suis renseignée sur les substances nocives, et j’ai décidé de passer au bio. Dès le moment où j’ai su que mes produits étaient plein de saloperies, je n’ai plus eu envie de m’en tartiner le visage.
Le pire, c’est qu’après avoir péniblement vidé mes stocks de cosmétiques classiques, que je me suis forcée à utiliser, que j’ai échangés, que j’ai fini par jeter… j’ai recommencé à faire du stock de cosmétiques et maquillage bio et écologique ! J’avais peur parce que, à l’époque, le maquillage bio était rare et j’avais besoin d’en amasser pour ne pas en manquer ! Je n’étais absolument pas consciente que c’était une peur qui dirigeait mes comportements, ça me semblait tout à fait raisonnable de faire du stock dès que je trouvais un nouveau produit cosmétique bio.
Sur la même lancée, pour colorer mes cheveux, je suis passée au henné. J’en ai acheté plein pour rentabiliser les frais de port. Sauf qu’avec le temps, je me suis lassée de colorer mes cheveux.
Vêtements
J’ai déjà acheté des vêtements trop petits parce qu’ils étaient en promo et que je n’aurais plus d’occasion de les retrouver dans le futur, vu que c’était une fin de collection. Et puis, j’allais bien finir par perdre du poids, non ? (Spoiler : non.)
Hobbies et centres d’intérêt
J’ai acheté des gants de boxe parce que j’avais envie de m’y mettre. Je n’avais rien de concret, je ne m’étais même pas renseignée sur l’existence de clubs dans ma région, mais ils étaient là, sous mes yeux, alors je les ai pris.
Une année, j’avais demandé pour Noël un tablette graphique pour faire des illustrations numériques. Je me projetais future star de comics en ligne. Je l’ai utilisée deux fois, parce qu’il fallait que je prenne des cours ou que je cherche des tutoriels, je ne comprenais rien et ça me frustrait. En fait, j’avais envie de pouvoir dessiner, comme j’ai envie de plein d’autres choses, mais je ne me donne jamais le temps de le faire : cela veut dire que j’ai d’autres priorités dans ma vie. En bref, j’aurais dû me renseigner sur ce que la discipline impliquait avant d’acheter le matériel pour m’y mettre.
Tout ce qui craint l’humidité (y compris les vêtements en matières naturelles comme le cuir…)
J’ai dû jeter plein de trucs quand j’ai eu des problèmes d’humidité dans mon ancienne maison et que certaines choses (chaussures, vêtements, livres…) moisissaient. Ça n’arrive pas qu’aux autres. La morale ici, c’est que les objets qu’on ne manipule pas souvent peuvent finir par s’abîmer et qu’on s’en rend parfois compte trop tard !
Médicaments
J’ai dû jeter des médicaments car on m’a découvert un dysfonctionnement du cœur avant mes 30 ans et que certains composants de médicaments courants sont vivement déconseillés en cas de problèmes cardiaques. Et si j’avais autant de médicaments en stock, c’est parce que quand j’allais en virée shopping à Londres, j’achetais plein de médocs pour les stocker parce qu’ils étaient moins chers et plus fortement dosés que ce qu’on peut trouver chez nous (= rareté, peur de ne pas en trouver quand j’en aurais besoin).
D’ailleurs, suite à ce souci, j’ai aussi arrêté de boire du café pendant des années, alors que j’en avais stockés plusieurs paquets suite à des promotions de gros.
Meubles
J’ai acheté des meubles avant de déménager, car j’avais peur de ne pas trouver ce dont j’avais besoin dans ma nouvelles région. Résultat, on se retrouve avec des meubles qui ne s’intègrent pas bien dans notre nouveau chez nous (ce n’est pas parce que les dimensions passent que le meuble s’avère pratique…) et des meubles dont on se rend compte qu’on n’a pas besoin finalement.
Produits numériques et livres
Et oui, même les produits non-encombrants achetés en promo plombent notre budget ! Je ne compte plus le nombre de jeux vidéo dématérialisés que j’ai achetés, et auxquels je n’ai toujours pas joué après plusieurs années. Normal : entre temps, de nouveaux titres sont sortis… Il en va de même pour les contenus additionnels que je m’empresse d’acheter alors que je viens à peine de commencer le jeu principal. Une fois arrivée à la fin du contenu de base, j’ai juste envie de passer à autre chose souvent.
Les coupables, encore une fois, ce sont les promos. Pourtant, à coups de 1 ou 2 € par ci, 5 € par là, j’ai probablement gaspillé quelques dizaines (ou centaines ?) d’euros dans des jeux auxquels je ne jouerai peut-être jamais.
Il en va de même des livres, qu’ils soient au format numérique ou papier. Parfois, un livre me fait très envie, je l’achète donc tout de suite. Finalement, le temps de lire tout ce que j’avais déjà en cours et acheté auparavant, certains titres que je possède ne me font plus du tout envie.
J’ai écrit un article dédié au minimalisme quand on est un·e « geek ».
Comment distinguer un besoin réel d’une envie superficielle et temporaire
La clé pour distinguer un besoin réel et une envie non fondée est de prendre du recul avant d’acheter. Avant de céder à une promotion ou à une publicité, pose-toi la question suivante : « Est-ce que j’ai vraiment besoin de cela, ici et maintenant, ou est-ce simplement une envie temporaire ? ».
L’autre question importante quand on achète des produits en promotion, c’est « Est-ce que je l’achèterais au prix plein ?« . Si la réponse est « non », il faut alors se demander pourquoi on cède à l’achat dans le cas où le prix est diminué. « Parce que le prix est réduit » ne répond pas à la question… Est-ce « Parce que j’en consomme régulièrement et que je dois en racheter souvent » (potentiellement une bonne raison) ou « Parce que j’ai l’impression de faire des économies » (probablement une mauvaise raison), ou encore « Parce que j’ai peur de ne plus avoir cette opportunité » (très mauvaise raison) ?
[…] elle a ralenti ses achats en promotion qui la poussaient au gaspillage. Car la chasse aux promotions et bons de réduction peut devenir une véritable drogue. Elle confirme : « On a la satisfaction d’avoir fait une bonne affaire et puis finalement, le frigo est tellement rempli qu’on finit par proposer le surplus aux copains ou à la famille. Et quand ils ne sont pas intéressés, c’est poubelle. »
Extrait de l’article « Bons de réduction et méga promotions : est-ce vraiment un avantage pour le consommateur ? » (RTBF Actus, 01 mars 2024)
Prendre le temps de réfléchir avant d’acheter permet quasiment toujours d’éviter les achats non nécessaires.
Pour éviter des achats spontanés inutiles, établis une liste de besoins réels. Quand tu te rends compte que tu as besoin de quelque chose, note-le sur une liste dédiée. Tu ne devrais quasiment jamais acheter quelque chose qui n’est pas sur ta liste (c’est comme la liste de courses qui permet d’éviter de craquer au rayon sucreries).
Projète-toi dans l’utilisation de l’objet en question : est-ce que tu te vois dans une situation totalement imaginée, fantasmée, basée sur des suppositions, ou te vois-tu utiliser cet objet ou produit dans ta vie réelle et actuelle ? As-tu un réel projet lié à cet objet ? T’es-tu déjà engagé·e sérieusement ?
Enfin, prend le temps de raisonner. Par exemple, un produit alimentaire que tu ne connais pas, même s’il est en promo, pourrait ne pas te plaire. Et quel est le gain réel ? 30 centimes, 1 euro, est-ce que cela fait vraiment une grosse différence ?
Je ne comprends pas comment les gens croient encore qu’ils font de bonnes affaires pendant les soldes.
Les soldes ont pour but de nous faire dépenser, certainement pas économiser.
Un magasin n’est pas un centre social, son objectif premier n’est pas d’être gentil avec vous et de vous faire plaisir, c’est de gagner un max de pognon sur votre dos.
Plus que jamais en cette période, nous ne sommes considérés que comme des porte monnaies sur pattes.Extrait de l’article « 10 bonnes raisons de ne pas faire les soldes » (La Salade à Tout, 12 décembre 2018)
En résumé, pour éviter d’acheter des choses dont tu n’as pas besoin maintenant :
- Fais une pause, réfléchis, reviens-y plus tard si tu n’es pas sûr·e.
- Si c’est en promo : l’aurais-tu acheté au prix plein ? Sinon, pourquoi tu veux l’acheter ?
- Fais une liste de ce dont tu as besoin, et n’achète rien qui ne s’y trouve pas.
- Différencie envies et fantasmes de tes projets concrets. Si tu t’équipes pour une activité, es-tu sérieux·se, engagé·e, as-tu le temps de t’y adonner ?
En quoi acheter à l’avance peut-il causer du tort ?
Ce n’est pas seulement une question d’argent et de dépenses inutiles, mais aussi d’encombrement :
- Accumulation, besoin de plus d’espace de rangement, de trouver des solutions de stockage, passer du temps à ranger et à chercher.
- Risque d’oubli de ce qu’on possède, achats en doubles exemplaires.
- Les objets et consommables peuvent s’abîmer avec le temps.
- Risque de gaspillage (produits périssables).
- Non utilisation suite à un changement de goûts, d’envies ou de besoins entre temps, gestion de l’objet pour s’en débarrasser, perte de temps et d’argent.
- Culpabilité face à un objet qui dort dans un placard ou au garage.
- Participation à la sur-production, conséquences environnementales.
- Difficultés de tenir son budget.
Récemment, j’ai lu une phrase que j’ai beaucoup aimée : « N’achète pas de choses avant d’en avoir besoin : stocke les au magasin » *.

Comment ne pas craquer face aux promotions quand on fait les courses alimentaires et du ménage (hygiène, entretien…) ?
Il est particulièrement tentant de faire du stock lorsqu’on voit une promotion sur des produits alimentaires, des produits d’entretien ou des produits d’hygiène, vu qu’il s’agit de produit consommables, qu’on rachète souvent.
Premièrement, la liste de courses doit te guider dans tes achats. Même s’il y a des promos temporaires, si tu n’en as pas besoin dans l’immédiat, passe ton chemin. Tiens t’en aux allées où se trouvent les produits dont tu as besoin, et va droit au but. Évite encore plus les promos sur des produits similaires mais que tu n’as jamais testés : s’ils ne te conviennent pas, tu vas devoir te forcer à les consommer, ou t’en débarrasser.
Si tu dois faire de petites courses, ne prends pas de chariot, comme ça tu ne pourras pas porter plus que nécessaire. Si tu as vraiment du mal à te limiter, va au magasin à un moment où tu n’as pas le temps de traîner (30 minutes avant la fermeture, ou en route pour un rendez-vous). De cette manière, tu ne pourras pas t’autoriser à flâner.
Si l’argent est un problème, fixe un budget mensuel. Les packs d’articles en gros reviennent moins cher à la pièce, mais il faut quand même débourser le prix du lot. Si tu te tiens à un budget mensuel strict, tu ne pourras pas acheter l’équivalent d’un an de pastilles pour lave-vaisselle en une fois.
Calcule le gain effectif. Si le taux de réduction est exprimé en pourcentage, calcule la somme que tu économises par unité. Parfois, c’est beaucoup moins impressionnant que ça n’en a l’air. Et si le gain est rapporté à l’ensemble des produits d’un lot, réfléchis aussi au gain par unité.
Enfin, concernant les promotions en gros, réfléchis au temps que ça va te prendre d’effectivement consommer tout ça. Est-ce que ça vaut la peine de stocker des produits aussi longtemps, est-ce que tu as la place nécessaire pour ça ?
Pas seulement pour les produits consommables : un exemple concret avec les vêtements
Ce conseil ne vaut pas seulement pour les courses alimentaires, les produits d’hygiène et d’entretien… Voici un exemple réel concernant les vêtements. Auparavant, si je devais me débarrasser d’une vêtement (parce qu’il était trop petit, abîmé, qu’il ne me convenait plus…), je le remplaçais directement, sans vraiment évaluer si j’en avais besoin.
J’étais sur pilote automatique, je me disais juste que j’avais besoin de tel et tel vêtement dans ma garde-robe pour que ma panoplie soit complète, mais ce n’était pas un besoin qui m’appartenait. C’en était au point où j’achetais des bottes aux soldes d’été pour faire de bonnes affaires (mais évidemment, je n’avais pas besoin de bottes en été).
L’exemple le plus frappant, c’est quand je me suis débarrassée de mon dernier manteau, il y a au moins trois ans maintenant. Au lieu d’en racheter un tout de suite, j’ai décidé d’attendre d’en avoir besoin.
Et trois ans plus tard, je me rends compte que je n’ai toujours pas eu besoin d’un manteau pour l’hiver. Les quelques occasions sur une année où je pourrais porter un gros manteau se comptent sur le bout des doigts, et je m’en sors parfaitement en portant ma veste plus fine avec plusieurs couches dans ces moments-là.
Lire ensuite :
Je conseille aussi cet excellent article sur Iznowgood qui explique l’évolution des soldes dans le milieu de la mode, d’une manière pour les magasins d’écouler les invendus à… ce que c’est devenu aujourd’hui ! Pourquoi je ne fais plus les soldes (Iznowgood, 15 janvier 2019-

*Source : traduction du conseil n°6 de l’article « I study happiness for a living : 25 short rules for young people to make life happier, uncomplicated and successful«




Une fois qu'on prend conscience qu'on gâche son espace de vie (et son argent) ça fait sens. J'arrive seulement maintenant sur internet à ne pas remplir le panier jusqu'à avoir les frais de port offerts! Il reste une GROSSE difficulté pour moi, c'est maman qui vient toujours avec un cadeau surprise, même des fois des trucs encombrants. Que je refuse presque toujours parce que ça ne convient pas…On arrive très vite à déterminer si un objet sera utilisé quand on s'intéresse au minimalisme . Et elle continue, c'est un truc de fou. Pourtant je verbalise clairement