23 novembre 2013

J'ai lu : Dans la lumière de Barbara Kingsolver #MRL2013

Il y a peu, je me suis inscrite aux matchs de la rentrée littéraire organisés par Price Minister-Rakuten et j'ai donc eu l'occasion grâce à eux de découvrir un livre tout récent de Barbara Kingsolver : Dans la lumière (Rivages). Complète découverte pour moi car je ne connaissais pas l'auteure. Ce roman est vraiment difficile à définir, je n'arrive pas à lui coller un "genre", ça ne ressemble pas vraiment à quelque chose que j'ai pu lire avant, alors le mieux c'est que je vous fasse un petit résumé et que je vous raconte ce que j'en ai pensé!



Le pitch : Dellarobia subit sa vie de mère au foyer, coincée entre son mari qui n'a toujours pas coupé le cordon et des beaux parents envahissants à leur manière et autoritaires. Avec l'envie de dire adieu à cette routine quotidienne, elle se met en route pour rejoindre son futur amant dans les bois. Après une ascension pénible vers la forêt qui trône derrière le petit village où elle habite, et ayant laissé ses lunettes de vue à la maison par coquetterie, elle se retrouve soudain face à des arbres qui paraissent s'embraser, orange vif. Cette vision la force à faire demi-tour.
Lorsque plus tard, son beau-père décide de faire raser le bois pour récolter quelques sous, Dellarobia convainc le petit clan de monter là-haut car elle a un pressentiment. Ils découvrent alors le fabuleux spectacle des grapes entières de papillons monarques qui recouvrent les arbres de la forêt. L'histoire va se répandre à travers le monde malgré Dellarobia...

En lisant ces quelques lignes, vous vous demandez certainement où l'histoire veut en venir, et c'est exactement le sentiment que j'ai eu en lisant les premiers chapitres de ce livre, ce sentiment m'a même poursuivie longtemps. Sans vraiment être désagréable à lire, l'histoire peine à commencer vraiment, et on se perd dans des descriptions peut-être un peu trop longues par moment (j'avoue, c'est quelque chose que je n'aime pas quand je lis un roman). Jusqu'à comprendre que ce roman prend un tournant totallement différent vers la moitié du livre (et oui, ça fait long!) en se penchant sur les problèmes écologiques que nous rencontrons et sur le déni général de la population. Mais je ne vais pas m'enfoncer là-dedans, le but n'est pas de vous dévoiler la fin de l'histoire...

J'ai trouvé l'histoire très longue, dans un sens ce n'était pas dérangeant car j'ai trouvé la lecture agréable, mais c'est vrai que l'auteure se perd un peu dans des situations banales pour en venir petit à petit aux faits. Le livre m'a fait penser au scénario d'une série ou d'un téléfilm en plusieurs épisodes, il manquait "le" gros rebondissement qui relancerait l'intérêt du lecteur, ce n'était pas très nerveux, l'histoire évolue sans vraiment de hauts et de bas.

Ce que j'ai aimé par contre, c'est le côté très réaliste des personnages. Je me suis retrouvée plusieurs fois dans les situations décrites dans le livre, l'auteure y décrit des anecdotes tout à fait plausibles, loin des clichés et des exagérations qu'on peut retrouver dans certains livres. J'ai aimé ce côté terre-à-terre qui aide à vraiment se plonger dans l'histoire. On y décrit la belle-mère sergent et son fils éternel gamin sans que cela tourne à la caricature, les culs-terreux du village, les enfants de Dellarobia, tous ces personnages semblent si palpables... un total opposé de la chick lit et ses situations et personnages abracadabrantesques (oui je sais, j'ai des références en béton).

Finalement loin du roman de gare (vu son poids et son volume également), c'est une chouette lecture pour qui a le temps de se plonger dans cette histoire, mais j'avoue que le livre ne m'a pas particulièrement donné envie de découvrir d'autres romans de l'auteure.



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