Ce weekend, j’ai vécu une grande première : j’ai participé à mon premier enterrement de vie de jeune fille (EVJF pour aller plus vite). J’en discutais sur messenger avec un pote, je redoutais assez la journée, qui allait me vider de mon énergie à coup sûr. Je reportais encore un essai dans une chorale le vendredi soir pour économiser toutes mes forces pour le samedi d’EVJF. Cette journée allait être une épreuve car j’allais être entourée de filles qui piaillent, qui gigotent, qui poussent des petits cris aigus. Avec mon pote on rigolait en s’imaginant des scènes de films sur des brûlages de culotte (synonyme d’EVJF mais je sais pas si vous le dites aussi en France ?), des scènes bien genrées et pleines de rose.
Du coup je me
préparais non seulement à un événement hyper social, grosse épreuve pour moi,
mais en plus il faudrait s’intégrer dans cette ambiance spécifique où je ne me
sens pas à ma place.
N’étant pas une
grande fan du concept de mariage, ni d’EVJF (ni d’EV de garçon, puisque ces deux
notions suggèrent que le mariage, un acte volontaire chez nous, c’est la fin de
la vie, et donc, pourquoi ??), ayant des idées non conventionnelles sur
plein de choses (pour moi c’est devenu une galère de parler avec beaucoup de
femmes qui ne pensent qu’au shopping par exemple, ou qui se complaisent dans la
patriarchie, celles qui ne parlent que de mecs actuels futurs et éventuels,
etc.) je savais que ce serait particulièrement éprouvant. Désolée pour cette
phrase de 5 lignes, j’essaie de corriger ce défaut quand j’écris, mais parfois
je me laisse emporter.
Bref. Il fallait
quand même que je le fasse, parce que c’était important pour mon amie.
Le premier défi
était de s’habiller en fonction du thème imposé pour les participantes, mais j’ai
réussi à composer ma tenue pour l’occasion avec ce que j’avais dans ma garde-robe, sinon j’aurais
fait au mieux, mais pas question d’acheter des choses pour l’occasion que je n’utiliserais plus par la suite. De toute
façon, comme je me doutais, plusieurs n’ont pas joué le jeu.
Il fallait apporter
un objet qui remémorait un souvenir avec la future mariée, j’ai
aussi réussi à faire du zéro déchet et à ne pas acheter une connerie qui
pourrirait dans un carton dans le fond du garage.
Par contre dès le
matin, le déballage de plastique et d’objets à usage unique a commencé, et
toute la journée j’ai dû regarder les autres gaspiller pour se divertir comme
si c’était nécessaire, ça m’a un peu attristée même si je n’ai rien dit. Ça
passe par les accessoires de déguisement à usage unique (mais heureusement
certains éléments ont été réutilisés d’un EVJF précédent), les accessoires à
selfie (ça s’appelle des photobooth
apparemment les gens dans le coup connaissent), le petit déjeuner : des pains au
chocolat industriels emballés individuellement (la future mariée étant végane,
elle n’en a même pas mangé en plus…), les langues de belle-mère et les
pistolets à eau qui ont certainement fini à la poubelle après leur courte vie
de 2 minutes chrono. Sans parler des objets collectés pendant les gages, comme
un tampon qu’”on” a ouvert pour s’amuser alors que certaines femmes n’ont pas les
moyens de s’acheter des protections hygiéniques et que les centres d’accueil
pour femmes en ont besoin. Et le clou, la culotte neuve qui a été brûlée sur la
place de notre ville, quand on connaît le désastre écologique que représente l’industrie
textile, quand on sait que certaines personnes ne peuvent pas se payer de
vêtements… C’est difficile d’être la seule personne à penser à tout ça quand
tout le monde autour de toi s’éclate sans que ça ne leur traverse l’esprit.

Alors oui, tu vas me dire, c’est juste une fois dans sa vie (ou deux, ou trois, généralement pas plus 😂), mais c’est ça, plus les anniversaires, plus telle et telle occasion. C’est ce besoin irréfléchi de gaspiller pour s’amuser et de consommer sans penser qui me dérange…
Du coup le
lendemain, je me demandais pourquoi certaines personnes ne pensent pas le moins
du monde à tout ça, à l’écologie, à l’éthique, etc. alors que d’autres sont
accablées par ces pensées.
J’ai dû subir les
discussions sur les enfants (entourée de femmes dans la trentaine évidemment on
n’y coupe pas), devant des femmes qui vantent le bonheur d’être mère, puis
finalement lâchent le morceau, la vraie raison de l’enfantement : « Jusqu’à
40, 50 ans ça va, tu profites encore de la vie t’es occupée, mais après, tu t’ennuies,
t’as plus personne, t’imagines si tu es seule sans enfants
 ». Ok, on a mis
le doigt dessus, pour une fois j’ai eu l’occasion de faire remarquer à la
personne que c’était horriblement égoïste comme façon de penser.
Il y a eu toutes
ces discussions sur les vêtements aussi. Ce moment où j’ai appris que la mariée
voulait qu’on soit habillées en long le jour du mariage, et où ça parlait vêtements entre les
femmes présentes. J’aurais été tentée de leur parler de slow fashion, de la
mode jetable, des sweatshops, de l’intérêt (aucun) d’acheter un vêtement qu’on porte une fois
au cours de sa vie et puis plus jamais, mais je ne sentais pas les autres
réceptives, je l’ai juste mise en veilleuse… Car une chose est sûre, je n’achèterai
pas de robe longue pour l’occasion. J’avais choisi une robe longueur genoux,
blanc et noir, la robe que j’avais achetée pour les occasions habillées. Puis
quelqu’un a encore évoqué cette fameuse règle d’or, les invitées ne portent pas
de blanc à un mariage. Donc pour l’instant j’hésite entre ma longue robe noire
en coton ou porter quand même la robe prévue. Je vais aller voir en friperie si
je peux trouver une longue jupe voile à porter dessus mais je serais vraiment
chanceuse de trouver.
Finalement, les
brûlages, ce sont des traditions, on ne sait même pas vraiment ce que ça
représente, à part comme je le disais, un sous-entendu qu’on ne s’amusera plus
jamais après s’être marié (ça donne envie…) et qu’on a besoin de s’éclater une
dernière fois en se faisant remarquer dans la rue.
**
Le dimanche,
retour au confort, on a joué à Pokémon Go avec l’homme, les légendaires sont
arrivés il y a une dizaine de jours je pense et depuis on a vraiment beaucoup
joué, du coup on a aussi rencontré plein de gens dans notre ville. Par
contre j’ai l’impression de ne plus rien avoir fait à part bosser et jouer à
Pokémon Go depuis que ça a commencé, et en même temps il y a plein de choses que
je voudrais faire. Ce dimanche après une sortie matinale, on a fait d’autres
choses, comme regarder Twilight (4ème volet, on se (re)fait toutes
les sagas, on a déjà regardé Le seigneur des anneaux, Le Hobbit, Harry Potter…
comme s’il n’y avait pas plein de nouveaux films à regarder) et jouer à Mario
Kart. Et j’ai réfléchi un peu à mon roman et relisant mes notes.
Le weekend est
passé super vite mais c’est ma dernière semaine de boulot avant les vacances, j’ai
vraiment hâte d’y être car pour l’instant j’en ai vraiment marre du taf, on
enchaîne les cas merdiques (alors que pendant les grandes vacances on est censé
se tourner les pouces gentiment…)
Et toi, tu as
passé un bon weekend ?


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