J’étais cette personne qui passait son temps à se comparer avant. Bien sûr, la tentation est toujours présente, mais depuis que j’ai compris tous les problèmes que cela apporte, je travaille à changer cette mauvaise habitude. Se comparer aux autres entraîne beaucoup de frustrations, un sentiment d’injustice parfois, ou d’autres sentiments négatifs (j’ai nommé : la jalousie).

Se comparer n’est pas s’inspirer

Il n’est possible de comparer que deux choses identiques, or, les êtres humains sont bien trop complexes pour être parfaitement comparables. Qu’il s’agisse de comparaison physique, ou de tout autre domaine (travail, volonté, réussite…), tellement de paramètres entrent en jeu pour définir notre personnalité, notre parcours de vie, nos opportunités… qu’il est totalement contre-productif de tenter de se comparer.
Quand on compare, c’est pour pointer les choses qui sont mieux chez les autres que chez nous (pour moi, se comparer et s’inspirer sont deux choses bien différentes). Et il est évident qu’on va toujours trouver l’une ou l’autre chose sur laquelle complexer. Au lieu de prendre le temps de s’auto-analyser, de réfléchir à comment changer la situation si elle ne nous convient pas, on va perdre du temps et de l’énergie à se lamenter de ce que les autres ont que nous n’avons pas, de ce qu’ils ont atteint alors que nous avons l’impression de faire du sur-place.

Se comparer aux faux-semblants

Le pire, c’est que la plupart des gens ne parlent que de ce qui est positif dans leur vie. Si vous vous référez à ce qu’ils racontent sur les réseaux sociaux, c’est encore pire. Difficile de vendre quand on n’a pas l’air heureux. Il faut bien prendre conscience de tout ce que les gens ne disent pas, arrêter d’idéaliser les autres (surtout sur les réseaux sociaux, Internet et les médias de manière générale).

Je suis toujours ratée sur les photos

Un exemple qui me vient à l’esprit. Tu fais une course à pied, un photographe immortalise les participants. Tu trouves ta photo sur la page Facebook de l’événement, tu te trouves immonde alors que les autres sont tellement photogéniques… et voilà tes complexes qui se réveillent.
As-tu pris en compte tous les paramètres ? Les photos ont-elles été prises au même endroit de la course ? Les autres fournissent-elles le même effort que toi ? Ne compares-tu pas ta photo uniquement à celles que tu trouves plus belles ? Les autres personnes ont-elles fait des efforts pour paraître à leur avantage devant le photographe quand toi tu étais en train de vivre ta course ? … C’est facile de lever des dizaines d’autres réflexions du genre !

Se comparer pour se sentir mieux

Tenter de se rassurer en comparant n’est jamais une bonne idée non plus. On mesure ses performances et contre-performances, mais pour mesurer, il faut une même unité de mesure. Chacun de nous est fondamentalement différent. Notre vécu et les situations que nous vivons aujourd’hui sont toujours différents de ceux des autres.
Regarder les autres pour les critiquer et se sentir supérieur n’est pas une solution car elle t’empêche de sortir du cercle vicieux de la comparaison. Tant que tu entretiens ce genre de comportements, tu ne pourras pas non plus t’empêcher de subir la comparaison avec les gens qui te font complexer. Apprends à t’épanouir par rapport à toi-même et à évoluer dans la direction que tu choisis, sans te mesurer aux autres. La vie n’est pas une compétition sportive professionnelle.

Relativiser

Je m’exerce à relativiser, mais si je dois me soumettre à cet exercice, c’est que la pression de la comparaison est bien là. Je dois forcer mon esprit à penser comme cela, à tout relativiser dès que je sens cette petite pointe de mal-être dans ma poitrine. N’hésite pas à coucher tes réflexions sur le papier et à relativiser ensuite. On appelle cela les pensées concrètes, qui sont un remède aux ruminations.
Gisèle se remet au sport et elle a l’air de s’y tenir (au contraire de toi), mais elle n’a pas ton emploi du temps, peut-être qu’elle n’applique pas la même intensité à ses exercices que quand toi tu fais de l’exercice, elle n’est pas vidée de son énergie par tes pensées obsédantes. Erin vit très bien d’avoir un boulot banal, elle dit même en être contente, mais nous n’avons pas les mêmes objectifs, envies et besoins, et peut-être qu’elle ment à tout le monde, elle y compris. Henri n’a pas de boulot et ne fait rien de ses journées, si j’avais sa chance, je mettrais à profit tout ce temps pour apprendre, créer, développer des activités, je suis jalouse de son opportunité de pouvoir se reposer et disposer de son temps quand je suis prisonnière du boulot, mais peut-être que toutes les fins de mois il a l’estomac tordu par la faim et qu’il est malheureux de sa situation, peut-être qu’il en a honte mais n’arrive pas à en sortir. Quelle que soit la vérité, ce n’est ni mon affaire, ni mon problème.
Je ne devrais pas tenter de comprendre comment et pourquoi chacun vit sa vie comme il la vit et pas comme je rêve de vivre la mienne.

Cette réflexion s’inscrit parfaitement dans mon cheminement vers le Désencombrement du mental.
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