Quand j’ai connu Laura il y a des années, nous avions une passion commune : acheter plein de fringues pas chères pour nous prendre en photo et les publier sur Internet. C’est ce qui nous a rapprochées à ce moment-là. Je revois ces moments passés ensembles, dans sa chambre, devant sa penderie remplie de vêtements commandés en ligne. Je la revois ensuite, il y a environ un an, entourée de cartons de choses qu’elle s’apprêtait à donner et vendre sur Internet. Aujourd’hui, Laura a opéré un virage à 180° : après avoir vadrouillé loin de la Belgique, elle s’est installée à Bali, où elle se bat pour la réduction de la pollution et du plastique !

J’ai demandé à Laura de raconter en quelques mots son parcours, comment l’acheteuse compulsive et collectionneuse de fast fashion est devenue ambassadrice du zéro déchet et de la consommation éthique et locale.


Toi aussi, tu as changé radicalement de vie ? Tu as adopté le minimalisme pour atteindre tes objectifs, ou ta démarche de désencombrement et de déconsommation t’ont amené.e à embrasser une existence complètement différente ? Tu as envie d’en parler sur le blog ? Contacte-moi.


Laura est partie à Bali et combat la pollution plastique

Je m’appelle Laura et je suis née et ai grandi en Belgique. Je tiens le site laurainwaterland.com et le compte Instagram @laurainwaterland (toutes les photos d’illustration de cet article proviennent de son compte Instagram) où je parle de ma passion pour l’océan que je veux protéger par divers moyens. Puisque les menaces sont multiples, il existe diverses façons de diminuer l’impact négatif de chacun, même ceux qui vivent à des centaines de kilomètres de la mer. Nous avons tous un impact. Je tente d’éliminer le mien au maximum et je partage comment sur Internet.

Un changement de vie grâce aux voyages

Mes études universitaires n’ont absolument plus rien à voir avec ma vie à l’étranger. Je ne regrette pas du tout ces années d’école ; cela a été une excellente leçon de vie sans laquelle je ne serais peut-être pas où je suis aujourd’hui. Ce sont mes voyages qui m’ont transformée peu à peu. Être confrontée à des cultures et façons de vivre différentes a changé ma façon de penser. J’ai aussi appris beaucoup de choses en voyageant, grâce aux personnes rencontrées ou tout simplement aux pays visités. Une seule conversation avec un(e) inconnu(e) peut changer une vie !

Laura s'est offert une vie au soleil avec vue sur la plage grâce au minimalisme
Laura a changé ses habitudes de consommation et encourage ses followers à en faire de même, chez eux, ou en vacances.

L’envie de défendre une cause

Ma prise de conscience a été progressive. J’étais intéressée par l’océan et la pollution dès un très jeune âge grâce à certains dessins animés éducatifs mais je ne comprenais pas réellement le message véhiculé, et que mon comportement faisait aussi de moi un des “pollueurs” que mes héros à l’écran combattaient. Je faisais du porte à porte pour récolter des signatures pour libérer des dauphins mais je voulais nager avec eux… En grandissant, je me suis éduquée au fur et à mesure. En voyageant, je me suis de plus en plus rendu compte de la sévérité des divers problèmes environnementaux. Une des plus grandes “gifles” qui m’a ouvert grand les yeux a été mon périple en Asie du Sud Est qui m’a confrontée à la réalité des déchets que nous produisons sans y penser. Soudain, je voyais la conséquence de notre surconsommation dans la rue et sur les plages. Personne ne venait chercher les déchets pour s’en “occuper” et soi-disant les recycler. Entre parenthèse, le recyclage doit bien entendu continuer plus assidûment que jamais mais je crois dur comme fer que nous devons retourner vers des pratiques plus durables et circulaires. J’ai reçu ma deuxième “gifle” en apprenant la plongée sous-marine. J’ai découvert un monde magique duquel je suis instantanément tombée amoureuse. Plus je plongeais, plus je me rendais compte de la différence entre un corail vivant ou mort, un récif plein de vie ou qui se meurt, etc. Je regardais des documentaires et rencontrais toujours plus de plongeurs amoureux du monde sous-marin qui partageaient avec moi leurs inquiétudes quant aux effets néfastes sur l’océan qu’ont le réchauffement climatique, la pêche massive, la chasse au requin pour les ailerons, et bien évidemment les déchets plastiques, entiers ou micro ! C’est là que j’ai réalisé que je voulais contribuer à un changement positif et que j’ai sérieusement modifié ma façon de vivre. Je me suis rendu compte il y a quelques mois que je pouvais utiliser mon compte Instagram à cet escient ! Après tout, les médias sociaux sont fait pour communiquer. J’ai donc transformé mon compte et créé un site internet. Le but de ces plateformes est d’éduquer et informer mes lecteurs des menaces et également des solutions simples ou avancées. Je promeus principalement la protection de l’océan, le refus du plastique à usage unique, le style de vie zéro déchet et minimaliste, et je parle un peu de véganisme également.

Le plages balinaises sont couvertes de déchets plastiques
Laura est une “clean walker”, elle ramasse régulièrement les déchets sur son chemin pour nettoyer les plages, entre autres.

Changer le monde sans être parfait.e

Je n’aime pas vraiment les labellisations. Je trouve que cela nous enferme dans un cadre et cela peut éventuellement décourager d’autres personnes de s’engager à ces styles de vie ou changements qui paraissent parfois extrêmes vus de l’extérieur. J’utilise certains des termes pour clarifier le thème de mon compte Instagram et de mon site ; mais je répète souvent que personne n’est parfait, moi comprise, et que nous avons besoin de plus de gens qui font des efforts partiels plutôt qu’une plus petite portion de la population qui agit “parfaitement”. Je suis en progrès permanent. Je continue de m’informer sur différents sujets et j’applique de plus en plus de changements à ma vie de tous les jours lorsque je suis prête pour cette nouvelle étape, que celle-ci soit en rapport avec le zéro déchet, le minimalisme ou le véganisme.


Lire aussi : Faire des économies grâce au Zéro Déchet


Pour moi, le minimalisme, c’est vivre dans une certaine frugalité. Renoncer à la surconsommation qui fait de nous des personnes envieuses et malheureuses. C’est aussi se poser les bonnes questions par rapport à son existence et l’impact que l’on a sur terre. Cela englobe notre façon de consommer au niveau vestimentaire, tout comme pour la maison, les vacances et la nourriture. C’est vivre mieux, avec moins, et se rendre compte que la richesse et le bonheur sont plus simples à atteindre que ce qu’on croyait !

Laura milite pour l'abandon du plastique à usage unique
Laura (Laura in Waterland) utilise Internet et les réseaux sociaux pour sensibiliser le plus grand nombre aux problèmes environnementaux causés par la surconsommation, la production excessive de plastique et d’objets à utilisation unique.

Je souhaite continuer à agrandir mon site internet et mes plateformes sur les réseaux sociaux, et continuer à influencer positivement le plus de personnes possibles qui souhaitent diminuer leur impact environnemental. J’ai quelques projets de collaborations avec d’autres “influenceurs” et quelques marques spécialement sélectionnées. Qui sait de quoi le futur sera fait ! Jamais je n’aurais cru être en position d’aider et éduquer d’autres personnes à améliorer leur empreinte écologique !

Merci à Laura pour son témoignage. Si la cause qu’elle défend t’interpelle, et que tu veux profiter du paysage balinais, rejoins là :

Les photos d’illustration de cet article proviennent de son compte Instagram

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