Que faire quand on a du temps à passer en attendant son avion à l’aéroport de Narita (Japon) ? Prendre le train pour dix minutes de trajet en direction de la ville de Narita ! Au menu : boutiques de souvenirs, restaurants d’anguille et gigantesque temple.

Visiter la ville de Narita depuis l’aéroport ou depuis Tokyo

La ville de Narita se trouve à environ 10 minutes en train de l’aéroport, en prenant une Keisei line ou une JR line. Il est également possible de s’y rendre en taxi, il faut alors chercher les taxis locaux devant l’aéroport. C’est une manière de s’épargner la montée à pied en direction du temple Narita-san, en cas de fatigue ou de manque de temps.

Il y a des casiers à la gare de Narita pour laisser ses bagages, cependant ils sont peu nombreux et fort demandés. Le plus sûr est de déposer ses bagages à l’un des guichets JAL à l’aéroport de Narita (en 2025, on a payé ¥700 par bagage format " soute ", les tarifs à jour sont disponibles en ligne).

Il est également possible de s’y rendre sans passer par l’aéroport, directement depuis Tokyo. Le trajet nécessite une connection depuis les principales gares tokyoïtes (Tokyo central, Akihabara, Shinjuku…). Par exemple, nous sommes partis de Akihabara en prenant la JR Yamanote jusque Nippori, puis la Keisei jusque Narita (elle s’arrête à l’aéroport et en ville).

Attention, la ligne Keisei normale vers Narita-keisei est desservie par des trains locaux avec peu de place, et surtout pas d’espace prévu pour des bagages volumineux. Elle est moins chère que la ligne Keisei Skyliner, dédiée au transport de et vers l’aéroport, mais donc moins confortable et déconseillée aux heures de pointe.

Le temple de Narita-san Shinshoji

L’attraction principale de la ville de Narita est le temple Narita-san Shinshoji. Il s’agit d’un énorme complexe où on peut admirer de nombreux édifices, des temples d’époques différentes, des pagodes… Certaines constructions datent de 1665 tandis que d’autres ont été bâties très récemment. Il y a également un grand jardin où se promener.

En tout cas, le temple offre une diversité de constructions dans un cadre vert, isolé de la circulation, idéal pour les personnes qui n’ont pu visiter que de grosses villes comme Tokyo et Kyoto. Malgré nos deux séjours d’un mois chacun passés au Japon, avec beaucoup de temps en dehors des grandes villes, nous avons quand même trouvé Narita-san très joli et intéressant à visiter.

Il est conseillé de passer environ une heure pour visiter tout le temple. Nous l’avons fait en trente minutes parce que nous étions un peu pressés par le temps, c’était suffisant pour voir tous les bâtiments, mais nous n’avons pas visité le musée présent sur place ni passé de temps dans le jardin (et encore une fois, nous avions déjà vu des dizaines de temples différents avant lui). Prévoir au moins une heure sur place me semble une bonne moyenne.

À noter : il faudra grimper des escaliers ou des pentes pour voir tous les bâtiments.

Aperçu de la carte du complexe Narita-san dans la brochure disponible sur place

Manger de l’anguille

La spécialité culinaire de la ville de Narita est l’anguille servie sur du riz, dans un bol ou une boîte (unagi don ou unagi meshi). D’ailleurs, en se baladant dans la rue principale de Narita, on ne peut pas manquer les restaurants d’anguille et leurs cuisiniers qui nettoient, découpent et cuisent les poissons à flanc de rue et à la vue des curieux·ses (il faut dire qu’on y était à midi). Âmes sensibles, détournez les yeux…

Certains restaurants sont bondés et les gens font la file à l’extérieur, d’autres ne sont pas complets (mais quand même bien occupés). On a choisi la facilité et on s’est installés chez Omiya, puisqu’ils pouvaient nous donner une table tout de suite (la plupart des tables, à l’occidentale, sont sur tatami, il faudra enlever ses chaussures). Et on a très bien mangé ! Comptez environ ¥3 000 pour un plat d’anguilles sur riz (décembre 2025), et leur carte à jour est disponible sur leur site en anglais. Ils ont aussi d’autres plats plus classiques à la carte pour accommoder tout le monde (soba,…).

Omiya (Narita)

Anguilles sur du riz servis dans une boîte en bois laqué chez Omiya (Narita)

Omotensando

L’Omotesando (la rue principale où flâner) relie la gare de Narita au temple Narita-san en environ 15 minutes de marche (mais elle monte quand on vient de la gare). On y trouve les fameux restaurants d’anguille mais aussi quelques bars et boutiques de desserts et snacks, des magasins de souvenirs…

Je ne conseillerais pas de miser son shopping souvenirs sur Narita, parce qu’il s’agit vraiment de boutiques faites pour les personnes qui ont oublié quelque chose et qui veulent l’acheter en dernière minute (c’était en tout cas notre impression).

Il n’y avait pas énormément de snacks intéressants à tester, à part une crème glacée avec un sirop au umeboshi (prune salée fermentée).

Résultat, on a visité cette rue très rapidement et sans vraiment s’attarder dans l’une ou l’autre boutique.

Crème glacée servie avec un sirop de umeboshi

Alors, est-ce que ça vaut la peine de visiter Narita ?

Je pense que ça vaut le coup surtout pour les personnes qui n’auront visité que les grandes villes (Tokyo, Kyoto…) et n’auront vu que des temples " urbains ". Le temple Narita-san Shinshoji offre une grande variété de constructions rassemblées dans une même enceinte, dans un cadre relativement vert et arboré.

C’est évidemment un bon plan pour les personnes qui n’ont pas le temps de visiter autre chose avant de prendre leur avion, mais qui ont quand même quelques heures à patienter avant l’enregistrement, puisque la ville est très facile d’accès depuis l’aéroport.

Par contre, je ne réserverais pas une plage horaire dans mon itinéraire expressément pour m’y rendre. C’est une option à envisager quand on doit combler un vide, plutôt que le contraire.

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