Les chaleurs estivales apportent leur lot de problèmes, dont celui de l’invasion des mouches et autres insectes indésirables dans nos cuisines et autour des poubelles ménagères. Si on y jette des aliments qui satisfont leur régime, les mouches pondent dans les poubelles, et on se retrouve un matin avec le sol recouvert d’asticots gigotants, dont beaucoup ce sont cachés sous les meubles et autres tapis…
Pour éviter cette vision d’horreur, voici quelques astuces pour empêcher les asticots et autres vers de voir le jour dans les poubelles entre deux levées de déchets.
L’évidence : le compost (et ses limites)
Pour éviter de subir les odeurs de décomposition et d’attirer mouches et mouchettes quand il fait chaud, il faut séparer ses déchets organiques (compostables) des autres déchets. Quand c’est possible, avoir chez soi un compost de jardin ou un compost de balcon (type lombricomposteur) permet de faire disparaître une partie de ces déchets alimentaires. Cependant, les composts ont leurs limites, et malheureusement certains aliments particulièrement problématiques ne peuvent pas s’y mettre :
- Les restes de repas : on peut en mettre en petites quantités, exceptionnellement, dans le compost de jardin, mais pas trop sous peine de dérégler le biome qui se crée dans le bac à compost.
- Les agrumes : en petites quantités seulement. De plus, si les pelures d’agrumes se décomposent mal, elles dégagent une odeur nauséabonde.
- Huile, sel, vinaigre… sont à proscrire, car ils risquent de tuer une partie des agents décomposeurs.
- Déchets organiques dur (coques, os, arêtes…) : ils peuvent être mis au compost de jardin, mais il prendront des années à se décomposer, il faudra donc tamiser le compost et remettre ces déchets plusieurs fois dans le nouveau fût.
- Déchets organiques carnés (viande, chair de poisson…) : en petites quantités seulement, et à condition d’avoir bien isolé son compost de jardin par le dessous (grillage) pour éviter d’attirer des animaux tels que les rats (surtout si on habite en ville).
- Produits laitiers (surtout les fromages) : ils risquent de déséquilibrer le compost, et attention aux croûtes en cire ou recouvertes d’étiquettes.
- Pain : à ne pas mettre au compost car il peut le déséquilibrer.
- Coquilles d’œufs : elles doivent être broyées en poudre, sinon elles mettront des années à se décomposer et elles risquent de couper les vers qui travaillent dans le compost.
À noter : ces exceptions concernent les types de compost les plus fréquents, mais certaines techniques de compostage permettent de traiter aussi ses déchets carnés (viande, poisson…). Voici un tableau récapitulatif de différentes méthodes de compostage.
Même si le compost permet de se débarrasser d’une grosse partie de ses déchets, c’est rarement une solution qui permet de ne plus du tout avoir de déchets alimentaires.
Les déchets les plus gênants concernant les odeurs et les asticots sont la viande / chair de poisson (surtout crues), puis les os, arêtes et coques mal nettoyés. Les agrumes et les restes de fromage sont surtout gênants pour les odeurs et risquent d’attirer des mouchettes, potentiellement d’avoir des petits vers blancs dans ses poubelles (moins envahissants que les asticots, mais on s’en passe volontiers…).
Voici donc des manières de gérer ces déchets entre deux collectes :
Utiliser des sachets zippés
Chez nous, on conserve toujours quelques sachets zippés étanches pour y mettre des déchets qui sentent mauvais et qu’on ne veut pas mettre tout de suite à la poubelle. Il peut s’agit de sacs congélation ziplock qui ne sont plus réutilisables, de sachets de thé, etc.

Deux cas de figure :
- Soit on met les déchets dedans, on les ferme bien et on les met à la poubelle (surtout pour les déchets liquides, collants, ou pour de petites quantités). Puisque le sachet est étanche, l’odeur est contenue et les insectes n’y ont pas accès.
- Soit on y stocke les déchets en attendant la prochaine levée des poubelles organiques. On les met au frigo en attendant, et à la dernière minute on verse le contenu dans le sac poubelle.
C’est particulièrement si on a souvent des petits déchets alimentaires non compostables : on peut toujours laisser un sachet zippé au frigo et l’ouvrir pour y glisser une croûte de fromage, un petit os…
Congeler ses déchets alimentaires
Pour les plus grandes quantités de déchets, on a une boîte au congélateur qui nous sert à les stocker en attendant une prochaine levée. On peut aussi utiliser un grand sachet congélation zippé à la place d’une boîte. Nous avons récupéré une grande boîte de plat traiteur pour ne pas sacrifier une de nos boîtes de conservation encore utilisables.
Cette technique permet de gérer les déchets liquides et les grandes quantités (par exemple, quand mon mari prépare son propre bouillon à ramen et qu’il fait mijoter des os à moelle et autres aliments dans une grande marmite).
Quand la collecte des déchets est prévue, il ne nous reste qu’à vider le contenu de cette boîte dans le sac poubelle. L’avantage, c’est que les déchets liquides forment un bloc facile à manipuler sans trop se salir les doigts.
Mettre ses déchets dans les cendres
En hiver, nous nous chauffons partiellement au bois. Les cendres froides sont compostables, mais nous en produisons de trop grandes quantités pour pouvoir toutes les évacuer dans notre compost ou notre jardin. Au compost, elles risquent d’étouffer et d’empêcher l’air de bien circuler (et donc de ralentir voire arrêter la décomposition), et au jardin elles modifient la nature de la terre et peuvent aussi étouffer le sol.
Nous utilisons un seau pour stocker les cendres jusqu’à en avoir assez pour remplir un sac poubelle pour déchets organiques. Mais puisque les cendres créent une barrière asphyxiante, neutralisent grandement les odeurs et sont répulsives, on y met aussi nos petits déchets alimentaires (y compris de la viande ou du poisson).
L’important est surtout de bien couvrir ces déchets et de ne pas les laisser en surface pour ne pas attirer d’animaux et insectes.
Cette dernière technique nécessite donc des cendres de bois, dont on dispose généralement plutôt en hiver, mais rien n’empêche d’éliminer ces cendres progressivement au cours de l’année pour pouvoir profiter de leurs atouts.
Est-ce que j’ai oublié d’autres techniques qui fonctionnent pour empêcher les asticots et les odeurs dans ses poubelles en été ? Ajoute tes idées en commentaires !





